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Baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME - 28ème vague

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Focus sur le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu - Sondage Ifop pour KPMG et CGPME

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Pour la 28e édition du baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME, KPMG et la CGPME ont interrogé, avec IFOP, les chefs d’entreprise sur leur perception de la conjoncture, leur relation à l’investissement et leur accès au crédit, ainsi que leurs perspectives face à la mise en place du prélèvement à la source pour l’impôt sur le revenu. 

L’inquiétude des chefs d’entreprise pour l’économie française et leur entreprise se stabilise à un niveau toujours élevé

Le niveau d’inquiétude face à la situation économique exprimé par les dirigeants de PME se stabilise à 80 % en avril 2016, dont 18 % de dirigeants se déclarant très inquiets. Cette inquiétude s’installe en effet depuis 2012 puisqu’un niveau d’inquiétude inférieur à 80 % n’a été observé qu’une seule fois depuis, en mars 2015 (78 %).

Alors qu’en mars 2015 la proportion de dirigeants de PME inquiets pour leur propre activité passait sous la barre des 50 % pour la première fois depuis mars 2012, cet indicateur se stabilise depuis un an entre 43 % et 45 %. S’il s’établit en avril 2016 à 44 %, une progression de la proportion des dirigeants se déclarant « très inquiets » pour leur activité (11 %, contre 7 % en janvier 2016) est à signaler. Les difficultés liées au chiffre d’affaires restent la principale préoccupation des dirigeants (37 %), avant les difficultés RH (32 %), les questions de rentabilité (28 %) ou de financement (17 %).

Les besoins en financement des PME sont en net recul

Seule la moitié des chefs d’entreprise interrogés déclare avoir actuellement des besoins en financements (51 %). En recul de 10 points par rapport à janvier 2016 et de 20 points par rapport à septembre 2015, cet indicateur s’établit à un niveau jamais observé depuis la création du baromètre en 2009. 34 % des interviewés expriment des besoins en financements d’investissements et 29 % en financements d’exploitation (trésorerie, escomptes).

Dans ce contexte de recul des besoins de financement, 26 % des dirigeants interrogés déclarent se restreindre dans leurs investissements et leurs demandes auprès des banques en raison de difficultés d’accès au crédit, dont 11 % se limitant fortement. Cette autocensure atteint également un niveau très bas, qui n’avait pas été observé depuis 2011. A l’inverse, la moitié des dirigeants interrogés déclarent ne pas se restreindre du tout dans leurs investissements ou demandes auprès des banques.

Le tassement des besoins de financements des PME n’entraîne pas pour autant un recul de la proportion de celles faisant l’objet d’au moins une mesure de durcissement de conditions de financement par les banques (69 %, +2 points par rapport à janvier 2016). La restriction de l’accès au crédit pour les PME prend principalement la forme de financements à des frais élevés ou à des montants plus faibles que prévus (38 %) ou d’une demande de garanties supplémentaires (36 %).

« La chute des besoins de financement, et notamment des besoins d’investissement, est un signe complémentaire du manque de confiance des chefs d’entreprise. La reprise, maintes fois annoncée, tarde à se concrétiser à leurs yeux en dépit d’une certaine restauration de leurs marges » commente Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

Prélèvement à la source : les dirigeants sont majoritairement inquiets vis-à-vis de la perspective de la mise en place du prélèvement à la source pour l’impôt sur le revenu

Alors qu’à l’automne 2016 le Parlement débattra sur le prélèvement à la source sur les revenus d’activité des salariés, seuls 20 % des chefs d’entreprise se sont informés sur les modalités de mise en place de cette évolution. 

Une majorité des dirigeants de PME se dit inquiet vis-à-vis de cette réforme fiscale (54 %, dont 12 % « tout à fait inquiets »). La complexité administrative de la procédure (89 %, dont 56 % y attribuant une influence déterminante), le temps à y consacrer (88 %, dont déterminante pour 49 %), et le coût de mise en place (85 %, dont déterminante pour 44 %) sont les principales raisons de cette inquiétude. 

Pour une majorité des dirigeants interrogés, la mise en place du prélèvement à la source aura un impact négatif sur leur organisation interne (66 %) et, dans une moindre mesure, sur leurs relations avec leurs salariés (55 %). Seule une part marginale des patrons interrogés attend des conséquences positives s’agissant de la mise en place du prélèvement à la source sur ces deux dimensions (respectivement 6 % et 8 %).

Sept dirigeants de PME sur dix estiment qu’une compensation financière en pourcentage de la masse salariale la première année faciliterait de manière importante la mise en place de cette réforme fiscale. Une proportion équivalente juge efficace une compensation financière d’un montant fixe la première année. Ces incitations financières sont en revanche jugées un peu moins efficaces que la mise en place d’une assistance en ligne gratuite pour faciliter leurs démarches. 74 % estiment en effet que cette mesure faciliterait la transition de manière importante. Cette assistance n’est en revanche jugée utile que si elle est dématérialisée. Le déplacement d’un agent de l’administration fiscale n’est en effet jugé efficace que par une courte majorité des répondants (51 %).

Toutefois, une majorité des dirigeants interrogés n’anticipe aucun impact de la mise en place du prélèvement à la source sur les rémunérations et primes versées en 2017 (70 %) ou sur les dons aux entreprises dans le cadre de mécanismes comme l’ISF-PME (61 %).

Pour François Asselin, président de la CGPME : « Le chiffre de 54 % de dirigeants de PME qui se disent inquiets vis-à-vis de cette réforme montre bien que les patrons redoutent qu'on ne rajoute de la complexité à leur quotidien. Les entreprises sont déjà le premier collecteur d'impôt en France. Le prélèvement à la source constitue l'obligation de trop en termes de complexité administrative et financière pour les PME. Au-delà du fait que 7 dirigeants de PME sur 10 estiment qu’une compensation financière faciliterait la mise en place de cette réforme, sur le fond ce n’est pas à l’entreprise de lever ce type d’impôt qui relève plutôt d’une relation entre le salarié et l’administration fiscale. »


Méthodologie
• Echantillon de 401 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
• La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
• Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 6 au 18 avril 2016.
• Le baromètre du financement et de l’accès au crédit des PME est réalisé par l’Ifop depuis février 2009.

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