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L’équipe de France de football : héritière de la "garra" ?

L’équipe de France de football

[Décryptages - International]

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La bonne tenue de l’Uruguay au cours de la Coupe du monde de football 2018 en Russie a rappelé ce que doit le plus populaire des sports à ce petit pays, coincé entre le Brésil et l’Argentine.

C’est à Montevideo en effet qu’a eu lieu en 1930 la première Coupe du monde de football. Le choix de cet Etat d’à peine deux millions d’habitants n’est pas un hasard. Il consacre une période de 25 années particulièrement fastes pour les Uruguayens.

Indépendant depuis 1830, l’Uruguay se dote au début du XXe siècle d’un système politique démocratique collégial inspiré de la Confédération helvétique. Grâce à ses exportations de viande et de laine, il devient l’un des pays d’Amérique latine les plus prospères sur le plan économique et financier, et l’un des plus progressistes sur le plan social et culturel. On le surnomme la « Suisse de l’Amérique du sud ».

La Céleste – son équipe nationale de football ainsi désignée en référence à la couleur azur de son maillot – bénéficie de ce contexte favorable. Dès les années 1910, elle s’impose comme la meilleure formation régionale. Et après la Grande Guerre, elle domine sur le plan mondial en emportant les Jeux Olympiques en 1924 et 1928.

Lorsqu’à l’initiative de son président, le Français Jules Rimet, la Fédération Internationale de Football (FIFA) décide en 1929 d’organiser l’année suivante une compétition mondiale ouverte, contrairement aux J.O., aux joueurs professionnels, Montevideo se porte très naturellement candidat pour l’accueillir. Compte tenu de son palmarès et de la célébration prévue en 1930 du centième anniversaire de son indépendance, il paraît difficile aux dirigeants de la FIFA de refuser ce privilège à l’Uruguay.

Le 30 juillet 1930, la finale oppose l’Argentine et l’Uruguay. Plus de 20 000 Argentins ont traversé le río de la Plata pour assister au match. Jusqu’à la mi-temps, c’est l’Argentine qui domine. Mais avec la garra, cette combinaison de capacité de sursaut et d’esprit d’équipe qui est sa marque de fabrique, la Céleste remonte en deuxième partie et finit par l’emporter 4-2.

Cette même garra, toujours vivante, permettra contre toute attente à l’Uruguay de battre chez lui le Brésil en finale de la Coupe du monde 1950. En 2018, elle se révèle insuffisante en quart de finale contre les Français. Mais à défaut de faire gagner l’Uruguay, on peut se demander, au vu de l’issue de la Coupe, si la garra ne s’est pas propagée à l’équipe de France !
 

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