Réconcilier big data et finance

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Conçu par des étudiants, Sesamm utilise les réseaux sociaux, Twitter en tête, pour faire des prévisions boursières. Depuis juin 2014, la start-up française, qui vient de créer un bureau au Luxembourg, a analysé 2,2 milliards de tweets.

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Conçu par des étudiants, Sesamm utilise les réseaux sociaux, Twitter en tête, pour faire des prévisions boursières. Depuis juin 2014, la start-up française, qui vient de créer un bureau au Luxembourg, a analysé 2,2 milliards de tweets. En janvier 2016, elle levait 640.000 euros pour accélérer son développement à l’international.

Fondée dans le cadre d’un projet étudiant en 2014, Sesamm est une jeune start-up active sur le terrain des prévisions boursières. Grâce à des algorithmes d’analyse, son portail suit les grands indices boursiers américains sur base de messages échangés sur Twitter. En découle une extraction de sentiment boursier et la construction d’indicateurs, ce qui est ensuite vendu aux clients. Étape décisive, la start-up d’informatique financière a réussi une levée de fonds de près de 640.000 euros auprès du fonds Venture numérique lorrain et de différents business angels, qui lui permet d’engager de nouveaux collaborateurs.


Monsieur Forté, qui sont les clients de Sesamm aujourd’hui?

«Nous visons un créneau B2B constitué de banques et de gestionnaires de hedge funds. Actuellement, notre client principal se situe à Londres, mais nous avons différents prospects en France et dans la Grande Région. Jusqu’à novembre dernier, vrai kick-off du projet, nous avons fait de la R&D avec nos propres moyens.

Grâce à notre levée de fonds, nous avons pu engager différents profils qui vont nous aider à faire connaître notre solution, dont un commercial. Deux analystes quantitatifs, mathématiciens spécialisés en finance, ainsi qu’un chercheur en traitement automatisé des langues vont bientôt nous rejoindre. Nous sommes actuellement cinq, en comptant les trois fondateurs. Nous serons 11 à la fin de l’année. Tout bouge très vite en ce moment, c’est le propre d’une start-up! Un de nos prochains gros projets sera de réfléchir à un concept de fonds d’investissement basé au Luxembourg et fondé sur l’analyse de big data en collaboration avec notre client londonien.


Comment a été construite votre approche?

«Sesamm propose des outils d’analyse automatique de textes dans l’idée de récolter des informations pertinentes permettant de réaliser des prévisions boursières. Pour ce faire et proposer des données en temps réel selon le marché choisi par notre client, notre approche est de croiser méthodes statistiques et ce qu’on appelle 'natural language processing'. En quelque sorte, nous mettons en relation le texte avec ce qui se passe sur le marché.

Notre mission est de donner du sens à l’information collectée. Nos clients veulent des indicateurs finaux. Nous ne proposons pas un service standard, nos outils seront adaptés à chaque organisation, ce qui nécessite beaucoup de recherche appliquée et de rencontres pour être proche de l’évolution des marchés. Nos interlocuteurs sont des traders ou des gérants de salles de marché, ils sont généralement peu familiers des réseaux sociaux. On veut les aider à passer le cap. Notre ambition est de réconcilier finance, prévisions boursières et big data.


Vous venez de créer un bureau au Luxembourg, quel est le potentiel que vous voyez sur le marché?

«Je dois dire que nous avons toujours été bien accueillis au Luxembourg. C’est un marché naturel pour nos activités. Nous avons rapidement bénéficié du soutien du Lux Future Lab de la BGL BNP Paribas Luxembourg, ainsi que de l’incubateur Khube de KPMG. Nous ressentons, en ce moment, beaucoup d’intérêt du marché. Depuis le 23 mars, nous avons un bureau local effectif. C’est notre premier poste de développement avant Paris. Nous y sommes souvent en visite. Vu de l’extérieur, c’est un centre fintech qui devient intéressant. On ressent un fort engagement du gouvernement et des acteurs privés pour développer le secteur et soutenir les start-up.»

Author

Florence Thibaut

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