Quand la relève se prend en main

Quand la relève se prend en main

À 40 ans, la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise réfléchit à son positionnement, sans pour autant remettre en question ses fondements. L’association, volontairement discrète en externe, constitue pourtant l’un des pôles de partage et de coaching les plus importants du pays.

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À 40 ans, la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise réfléchit à son positionnement, sans pour autant remettre en question ses fondements. L’association, volontairement discrète en externe, constitue pourtant l’un des pôles de partage et de coaching les plus importants du pays.

C’est une association quarantenaire et qui tient à garder sa jeunesse d’esprit. Les membres de la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise (FJD), qui célèbrent en 2017 les 40 ans de sa création (le 30 septembre 1977), entament une réflexion sur son rôle au sein de l’économie luxembourgeoise qui, s’il ne changera pas fondamentalement, s’articulera peut-être sous une autre forme, vers d’autres publics.

«L’objet de la FJD est de contribuer par tous les moyens à faciliter et à renforcer l’accomplissement efficace des fonctions patronales dans les domaines économique et social», précisent les statuts de l’association. Depuis quatre décennies, la FJD a ainsi rassemblé de nombreux cadres et patrons d’entreprise qui ont été des vecteurs de l’esprit d’entreprendre et de l’amélioration des pratiques managériales.

«Le sujet de travail retenu pour cette année est l’innovation, que ce soit au sein des entreprises ou de notre association», déclare Jean-Paul Olinger, associé chez KPMG et président de l’association pour 2017. «Nous avons de bonnes bases, des traditions à respecter, mais nous voulons réfléchir à la façon dont nous voulons évoluer sur les cinq prochaines années.» Parmi les principes historiques de la FJD, la rotation du président généralement issu du comité en place durant l’année précédente (souvent le poste de secrétaire général, qu’occupait Jean-Paul Olinger l’an dernier) est vue comme une manière de favoriser l’esprit d’entreprise au sein de l’association qui réunit ses membres à huis clos. Une façon d’encourager les échanges et surtout de partager sans filtre des problématiques communes. «La FJD n'est pas juste une plateforme de networking, elle favorise aussi l'apprentissage et l'échange d'expertise entre ses membres», déclare Sarah Khabirpour, head of strategy, regulatory affairs et MarCom à la Bil, en charge justement de la communication et de la stratégie à la FJD. «L’association, qui se veut être un terrain d’entraînement pour les jeunes dirigeants, réfléchit sur la manière dont elle communiquera à l’avenir et les sujets sur lesquels elle devra se pencher. «La question de la représentativité est au cœur de nos réflexions, de même que la communication – ou pas – de la manière dont nous traitons de sujets à l’extérieur», ajoute Mme Khabirpour. Car l’association a accumulé au fur et à mesure des années une culture de la stimulation intellectuelle qui pourrait bénéficier aux autres.

Les dirigeants internationaux et les femmes sont deux groupes que la FJD envisage de mieux cibler ou d’attirer lors de ses activités. «Les échanges entre les membres anciens et actifs (il faut deux parrains pour devenir membre de la FJD, ndlr) montrent que l’intérêt pour une certaine forme de coaching est bien réel», ajoute Jean-Paul Olinger. Avec deux événements par mois en moyenne, l’association est devenue une importante plateforme pour les dirigeants qui doivent aussi, outre leur spécialisation technique, apprendre à devenir des managers.

«Nous réfléchissons à mettre en place une base de données qui permette aux membres de contacter d’autres membres, actifs ou non, selon leurs spécialisations pour un conseil», indique Sarah Khabirpour. Majoritairement composée de membres travaillant dans le secteur privé et pratiquant en langue luxembourgeoise, la FJD poursuit donc le but de s’ouvrir encore plus aux autres jeunes dirigeants qui ont enrichi l’économie luxembourgeoise à mesure de sa diversification et de son internationalisation durant les dernières années. Maintenir l’intimité qui a permis la richesse des échanges tout en devant élargir le cercle est l’un des défis de cette année qui permettra, outre la grande fête-anniversaire (prévue en mai), de porter haut et loin les couleurs du pays. Le traditionnel voyage d’études sera en effet cette fois organisé à Téhéran. L’idée a germé lorsque certains membres de la FJD ont participé à une récente mission économique en Iran. Et l’intérêt manifesté de la part de jeunes dirigeants iraniens montre que le partage d’expérience peut aussi représenter un premier pas pour contribuer aux relations économiques entre deux pays qui doivent, chacun à sa manière, s’ouvrir vers l’extérieur s’ils veulent prospérer.

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