Le risque climatique dans les rapports financiers | KPMG | FR

Le risque climatique dans les rapports financiers

Le risque climatique dans les rapports financiers

KPMG présente la 10ème édition de son étude « Corporate Responsibility Reporting 2017 »

1000

Expert

Associé, responsable Accompagnement RSE

KPMG en France

Contact

D'autres actualités sur le site

Changement climatique : 90 % des entreprises françaises intègrent le risque lié au climat à leurs rapports financiers annuels

Dans le prolongement de la COP23, KPMG présente la 10ème édition de son étude « Corporate Responsibility Reporting 2017 ». Le rapport analyse les pratiques de 4 900 entreprises en matière de RSE dans 49 pays à travers le monde – dont la France – au travers de l’examen de leurs rapports financiers annuels.

– Dans le monde, seul un quart des grands groupes intègre les risques liés au changement climatique à leurs rapports annuels ;
– Les vingt entreprises françaises du G250, en 1ère position mondiale ; elles sont 90 % à faire apparaître les risques induits par le changement climatique dans leurs rapports annuels ;
– Rapports intégrés : des publications en hausse ;
– Les entreprises des secteurs dont l’impact environnemental est le plus direct sont davantage sensibilisées aux risques liés au changement climatique.

Seul un quart des entreprises intègre les risques liés au changement climatique à leurs rapports annuels

Dans le monde, ce sont 72 % des entreprises à moyenne et forte capitalisation qui n’intègrent pas les risques engendrés par le changement climatique à leurs rapports financiers annuels. Au sein de la minorité qui en tient compte, seules 4 % fournissent aux investisseurs une analyse de l’activité commerciale qui pourrait être impactée.

Il n’existe que cinq pays dans le monde où la majorité des entreprises figurant dans le « Top 100 » national reconnaissent comme utile d’intégrer le changement climatique en tant que risque financier dans leurs rapports annuels :

– Taïwan (88 %)
France (76 %)
– Afrique du Sud (61 %)
– Etats-Unis (53 %)
– Canada (52 %)

La publication de ces informations dans ces pays fait écho aux mesures incitatives mises en œuvre par les pouvoirs publics ou les régulateurs financiers. La création fin 2015 par l’ONU des Objectifs de Développement Durable (ODD) a également eu un impact réel sur la politique des entreprises : plus d’un tiers les intègrent désormais à leur démarche RSE.

Ce sont aussi près de trois quarts des rapports des entreprises du « Top 100 » (73 %) qui intègrent la notion des « droits de l'Homme », lui accordant une véritable dimension RSE, un chiffre qui atteint 90 % pour les entreprises du G250 – notamment les entreprises basées en Inde, au Royaume-Uni et au Japon, qui intègrent le mieux cette question.

Les entreprises françaises sont 90 % à faire apparaitre les risques induits par le changement climatique dans leurs rapports annuels, en première position dans le monde

Parmi les membres du G250, la prise en compte du changement climatique est de mieux en mieux assimilée. Sur ce point, les entreprises françaises montrent l’exemple : au sein des membres du G250, 90 % des 20 françaises font apparaitre les risques induits par le changement climatique dans leurs rapports annuels.

Les entreprises du G250 qui prennent en compte le changement climatique comme un risque financier : les pays du « Top 3 »

Ce leadership français correspond à une mobilisation accrue des acteurs économiques français autour des enjeux sociétaux et environnementaux : 

– 94 % des plus grandes entreprises françaises communiquent sur leur performance RSE ;
– Près de 50 % des plus grandes entreprises françaises identifient leur contribution aux ODD de l’ONU, classant la France dans le top 5 des pays les plus impliqués sur ces objectifs.

« En France, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte oblige depuis l’exercice 2016 les investisseurs et entreprises à indiquer comment ils intègrent les considérations climatiques, le risque financier lié au climat et les implications liées au gaz à effet de serre (GES) dans leurs politiques d'investissement, mais aussi comment ils contribuent aux objectifs climatiques internationaux. Cela explique l’effet d'entraînement sur le nombre d'entreprises françaises qui intègrent ce risque dans leurs rapports financiers. » explique Philippe Arnaud, Associé KPMG, Sustainability Services.

En parallèle, elles ne sont pourtant que six entreprises parmi ces 250 groupes mondiaux à avoir informé leurs investisseurs du potentiel impact du changement climatique sur leurs résultats financiers à travers des calculs précis ou des scénarios de modélisation.

Rapports intégrés : des publications en hausse

Malgré une avancée mondiale encore modeste, les rapports intégrés connaissent une augmentation significative depuis 2015, dans quatre pays en particulier, dont la France ne fait pas partie : le Japon (+21 entreprises), le Brésil et le Mexique (+16 entreprises) et l'Espagne (+9 entreprises).

Nombre de rapports intégrés réalisés dans le monde : les pays du « Top 10 »

« Les rapports intégrés sont désormais vus comme de vrais indicateurs de bonne gouvernance. A ce titre ils s’imposent de plus en plus dans l’entreprise, et sont de plus en plus valorisés. » décrypte Philippe Arnaud.

Les entreprises des secteurs dont l’impact environnemental est le plus direct sont davantage sensibilisées aux risques liés au changement climatique

« Au vu du contexte actuel, les entreprises s’attendent à être évaluées sur leur impact environnemental par les investisseurs et de voir le coût des capitaux et des assurances être indexé sur le risque climat. » explique Philippe Arnaud.

Les entreprises qui opèrent dans des domaines exploitant les ressources naturelles demeurent les plus avancées dans la prise en considération des risques environnementaux dans les rapports financiers :
– sylviculture du papier et du bois (44 %) ;
– de l’industrie chimique (43 %) ;
– de l’extraction minière (40 %) ;
– des industries gazières & pétrolières (39 %).

Les acteurs dont les biens et services ont un impact direct sur le climat suivent la même tendance. A l’inverse, les secteurs de la Santé (14 %), du Transport et des Loisirs (20 %) et du Commerce (23 %) enregistrent les scores plus faibles.

La vérification des informations RSE par un tiers indépendant apparaît désormais comme la norme au sein du G250.

La vérification des informations RSE par un organisme tiers indépendant (OTI) est désormais un exercice courant dans les entreprises du G250 : plus de deux tiers de ces entreprises font appel à un OTI pour l’établissement d’un rapport d’assurance sur les informations RSE publiées (67 %), un chiffre qui ne cesse de croître depuis 2005.
 

Méthodologie:

– KPMG a analysé les rapports financiers annuels d’entreprises mondiales, sur la base de deux échantillons de recherche :
o Les « N100 » – les 100 principales entreprises de chacun des 49 pays interrogés (4 900 entreprises), identifiées pour chaque pays par les professionnels de KPMG.
o Les « G250 » – les 250 entreprises les plus importantes du monde issues du classement “Fortune 500” de l’année 2016. La majorité des entreprises du G250 sont intégrées aux « N100 ». Seules 7 entreprises du G250 ne sont pas intégrées dans les « N100 ».
– L’analyse a été menée sur la base des rapports papier et des sites web de ces entreprises publiés entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017.
– Les résultats de l’étude sont basés sur l’analyse d’informations publiques
 

L’étude complète est disponible auprès du service de presse.
 

Contact Presse

Hélène Carlander
hcarlander@kpmg.fr

Nous contacter

 

Besoin de nos services ?

 

Soumettre