Panorama de l’Industrie des Sciences de la Vie | KPMG | FR

Panorama 2016 de l’Industrie des Sciences de la Vie en France - France Biotech & KPMG

Panorama de l’Industrie des Sciences de la Vie

14ème édition du « Panorama de l’industrie des Sciences de la Vie en France® » KPMG-France Biotech.

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Un secteur en croissance soutenu par une forte dynamique d’innovation

- Le financement de long-terme reste la principale préoccupation des entrepreneurs
- Émergence des fusions-acquisitions comme solution de financement et de structuration
- Paris est la place financière dominante en Europe pour les medtechs et biotechs

France Biotech, l’association des entrepreneurs en Biotechnologie et Sciences de la vie, (www.france-biotech.org), publie la quatorzième édition du « Panorama de l’industrie des Sciences de la Vie en France® », l’unique étude sur ce secteur crucial pour l’économie comme pour la société française dans son ensemble. Cette année 216 entreprises françaises ont participé à cette étude réaliséeavec le soutien de : KPMG, BPI France et Euronext.

« Cette nouvelle édition souligne une fois encore la qualité des entreprises françaises du domaine des sciences de la vie. Les technologies innovantes de la santé sont soutenues par une forte demande qui sera porteuse de croissance et d’emplois pour les prochaines décennies. L’étude 2016 vient confirmer le dynamisme de notre industrie avec un nombre toujours plus grand de produits en développement et denouveaux domaines au fort potentiel de croissance comme l’e-santé. La France dispose d’atouts considérables pour s’imposer comme un leader mondial des Sciences de la Vie : une recherche académique reconnue mondialement, un tissu dense de PME innovantes et dynamiques, des conditions de création et d’amorçage favorables. Cependant, le financement de leur développement reste la première préoccupation des entrepreneurs. De nombreuses échéances politico-économiques clefs se profilent dans les prochains mois et France Biotech sera le porte-parole de notre industrie, afin de construire un environnement fertile permettant une innovation de qualité, une croissance solide et l’émergence de leaders français sur la scène internationale », souligne Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech.

Qui sont les entreprises françaises des Sciences de la Vie ?

Des entreprises réparties sur tout le territoire
L’Ile-de-France concentre encore près de 36% des entreprises (77) incluses dans l’étude, mais nos régions sont bien représentées, avec notamment 43 entreprises en région Auvergne-Rhône-Alpes et 27 entreprises en Occitanie.

• Des recrutements en augmentation
En 2016, les entreprises participantes représentaient 5449 collaborateurs en France, pour une moyenne de 25 par entreprise (contre 4992 pour une moyenne de 22 par entreprise en 2015).

• Des portefeuilles de produits en développement bien remplis, source de croissance
La R&D des entreprises françaises dans le secteur des Sciences de la Vie trouve encore le plus souvent son origine dans la recherche académique (pour 44% des créations d’entreprises), même si la création ex nihilo tend à se développer et représente 33% des créations (contre 23% en 2015). Nos sociétés comptent également un pipeline R&D riche de 337 produits allant de la preuve de concept jusqu’à la commercialisation, qui témoigne de la forte productivité de l’innovation française. Dans le secteur des dispositifs médicaux, le nombre de produits enregistrés ou commercialisés est en forte croissance avec 108 produits pour 77 sociétés (contre 44 produits pour 56 sociétés en 2015) – faisant ainsi de ce secteur l’un des plus matures de l’industrie des Sciences de la Vie, grâce notamment à des cycles de développement plus courts que pour les biotechnologies. Ces activités de recherche et d’innovation nécessitent par ailleurs une attention sans faille à la protection de la propriété intellectuelle, stratégique pour le développement des entreprises. Ainsi, plus des trois quarts (79%) des sociétés françaises de biotechnologies et de technologies médicales ont déclaré avoir reçu une délivrance de brevet, et 44% de ces brevets ont été délivrés en dehors de la zone européenne.

• Des activités tournées principalement vers la thérapeutique humaine
La thérapeutique humaine reste le premier domaine d’activité (71%), suivi par les dispositifs médicaux et les diagnostics (42%) et la thérapeutique animale (22%). La cancérologie concerne près d’un tiers des programmes de R&D avec 110 produits en développement, suivie par les maladies infectieuses (54 produits en développement) et le système nerveux central (37 produits en développement).

• Deux nouveaux secteurs en expansion : la biocleantech et l’e-santé
Plus présentes et visibles depuis la COP21, les entreprises de biocleantech françaises se sont illustrées en 2016 par la signature de beaux partenariats de R&D. Le secteur de la e-santé n’est pas en reste et affiche également un potentiel de croissance fort dans le contexte de transformation numérique de la santé.

 Des partenariats clés, en France et à l’international
Nous avons assisté à une nette progression du nombre de partenariats entre 2012 et 2015 ; 2015 étant une année record pour les entreprises françaises pharma et biotech avec 91 partenariats recensés. Pour les entreprises du Panorama, une majorité de leurs collaborations a été réalisée avec des acteurs du territoire, et plus d’un tiers avec des partenaires européens ou nord-américains. En Europe, les biotechs françaises se sont préférentiellement orientées vers les plus gros marchés que sont l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, mais les Etats-Unis demeurent le marché préférentiel des sociétés françaises. En effet, le continent américain a recensé 55 filiales et 53 partenariats en 2015 pour les sociétés du secteur. L’Asie attire par ailleurs de plus en plus les entrepreneurs français, et la Chine, pays à très fort potentiel tant au niveau de son marché que de sa croissance, recense déjà 8 filiales et 4 partenariats avec les sociétés françaises du secteur.
 

Quel financement pour les Sciences de la Vie en France ?

Le financement figure en première position des préoccupations citées par les chefs d’entreprises (46%) devant la réussite de la R&D, l’internalisation ou les contraintes réglementaires. Aujourd’hui, 67% des entreprises déclarent être en recherche de financement.

Un investissement record en 2015 et une accélération du capital risque en 2016
Depuis 2012, les niveaux d’investissement dans l’industrie des Sciences de la Vie en France ont progressé de façon constante d’année en année, avec un taux de croissance annuelle composé estimé à 69,9%. L’année 2015 a été particulièrement exceptionnelle pour le secteur avec plus de 1,6 milliards d’euros financés pour les entreprises (+83,8% vs. 2014). Les investissements ont atteint un total de 686M€ au troisième trimestre 2016, laissant présager que l’année 2016 sera plutôt semblable à 2014 en termes de montants atteints. On notera toutefois une progression des financements par le biais du capital risque qui représentait 36,4% des montants investis au troisième trimestre 2016 (+10,7% vs. 2015 à 250M€) : la baisse des financements par le marché début 2016 et la baisse généralisée des indices boursiers américains et européens ont en effet incité les entreprises à se tourner davantage vers le capital-risque comme moyen de financement. Aussi, grâce également à l’augmentation des transactions dans le secteur de la e-santé à fort potentiel de croissance, l’année 2016 pourrait ainsi surpasser 2013 qui faisait jusqu’à présent figure d’exception en termes de montants investis par le capital risque (252M€).

Une place financière dominante en Europe
La place parisienne continue de conforter sa position dominante sur l’échiquier boursier européen, après une année record en 2015 marquée par 14 IPO sur le secteur (dont 2 sur le Nasdaq) et représentant un montant levé de 616M€ (soit +75,5% vs. 2014). Euronext Paris s’est en effet imposée comme la place de marché européenne la plus active pour le secteur et regroupe aujourd’hui 79% des capitalisations boursières, contre 14% pour Bruxelles et 7% pour Amsterdam. Au troisième trimestre 2016, on recensait 2 IPO réalisées par des biotechs françaises pour un montant total levé de 76M€. Cette baisse, notable également sur les marchés européens (5 IPO contre 16 en 2015), est imputable aux facteurs macroéconomiques qui ont fortement influencé les marchés ; comme les élections aux Etats-Unis, la polémique concernant l’augmentation des prix des médicaments et bio-médicaments et, plus récemment, les incertitudes qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Ces évènements ont en effet fortement influencé la dynamique des marchés, et expliquent en partie la baisse du recours au financement par le marché en 2016.

• Les fusions & acquisitions comme solution de financement et structuration ?
Les opérations de fusions & acquisitions peuvent être perçues comme des opérations structurantes amenant une solution au problème de financement dans le secteur des Sciences de la Vie. Cinq principaux rationnels de rapprochement poussent les entreprises à choisir cette option : diversifier le risque produit et enrichir le pipeline, assurer le financement et améliorer la productivité de la R&D, améliorer la compétitivité, réaliser des synergies de coûts, et renforcer l’attractivité dans le cas de levées de fonds. Encore peu développées en Europe et en France (4 opérations depuis 2012), les opérations de fusions & acquisitions sont très fréquentes au niveau mondial, et aux États-Unis particulièrement : 2015 a été une année record, avec 85 opérations comptabilisées pour les sociétés de biotechnologies au niveau mondial, et 78 opérations étaient déjà répertoriées à fin septembre 2016.
 

À propos de France Biotech

France Biotech est l’association des entrepreneurs français en sciences de la vie et de leurs partenaires experts. France Biotech a pour mission d'accompagner le développement de cette industrie en France, notamment grâce à un terrain législatif et fiscal favorable. À l'origine du statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) mis en place lors de la Loi de Finances de 2004, France Biotech milite pour que la recherche et l'innovation française en sciences de la vie puissent faire naître et grandir des entreprises françaises performantes, créatrices d’emplois et figurant parmi les leaders mondiaux. France Biotech est présidée depuis juin 2016 par Madame Maryvonne Hiance, vice- présidente d’OSE Immunotherapeutics. Son conseil d’administration est composé de dirigeants des entreprises innovantes de notre secteur (medtech, biotech, big data santé, …).
Plus d'informations sur www.france-biotech.org
 

Pour recevoir le panorama complet, contacter Hélène Carlander : hcarlander@kpmg.fr

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