39ème édition étude "L’Industrie Hôtelière Française" | KPMG | FR

L’Industrie Hôtelière Française : un recul sans précédent de la fréquentation qui devrait perdurer

39ème édition étude "L’Industrie Hôtelière Française"

Dans la 39ème édition de son étude annuelle "L’Industrie Hôtelière Française", KPMG a analysé les ratios d’exploitation et de gestion d’un panel de plus de 3 000 hôtels représentant une capacité totale de 240 000 chambres, soit plus de 42 % du parc hôtelier homologué français.

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La France est toujours la 1ère destination touristique mondiale en 2015, malgré une baisse globale de la fréquentation hôtelière

En 2015, la France compte 84,5 millions de touristes. Un chiffre qui progresse par rapport à 2014 (+ 0,9 %), et qui s’explique en partie par les clientèles étrangères, notamment asiatiques, dont les arrivées ont progressé de 22,7 % en 2015.

Selon Stéphane Botz, Associé KPMG, responsable du pôle Real Estate & Hotels : « Malgré une conjoncture incertaine, la France a enregistré en 2015 des performances qui se maintiennent au-delà de la moyenne européenne. Les performances de l’hôtellerie européenne sont en croissance par rapport à 2014, avec toutefois des disparités observées au niveau régional entre destinations matures et destinations émergentes, essentiellement portées par leurs capitales.»

2014 laissait présager une reprise de la fréquentation hôtelière en France, mais cette dernière a été à nouveau freinée en 2015. Cependant, les dynamiques restent contrastées entre catégories d’hôtels (1 à 5 étoiles) et zones géographiques :

L’hôtellerie super-économique (1 & 2 étoiles) poursuit sa tendance à la baisse (-1 pt) face à une densification de l’offre et à la croissance des hébergements alternatifs (résidences, collaboratif).
Les segments économiques (3 étoiles) et milieu de gamme (4 étoiles) affichent un recul de leur activité (-1,1 pt et -0,4 pt), et sont essentiellement impactés par les performances de Paris, après une année 2014 en progression.
Les établissements haut de gamme (5 étoiles) se démarquent encore en 2015 de la tendance globale en affichant une progression du taux d’occupation de 2,3 pts.

Mais l’année 2016, durablement impactée par les attentats conjugués à d’autres éléments de conjoncture (grèves, météo) marque un tournant pour l’industrie hôtelière française.

Si les événements de janvier 2015 ont eu un impact limité dans le temps - également compensé par la clientèle « affaires » ainsi que par les bonnes performances loisirs durant l’été - les attentats du 13 novembre 2015 ont fortement dégradé l’attractivité de la capitale et de la France auprès des clientèles internationales et domestiques. A Paris, la baisse des niveaux de fréquentation en 2015 est identifiable sur l’ensemble des segments à l’exception du haut de gamme (+ 2 pts à 80,5%).
 

Le revenu par chambre disponible (RevPAR) est contrasté selon les catégories d’hôtels

En 2015, les hôteliers ont adapté leurs stratégies tarifaires pour doper l’occupation de leurs établissements dans un contexte économique, sécuritaire et concurrentiel en tension. Il en résulte une baisse des prix moyens sur la majorité des segments de marché :

• Super-économique : + 1,7 %
• Economique : le RevPAR reste identique
• Milieu de gamme : - 2,6 %
• Haut de gamme : - 4,4 %
 

Un résultat brut d’exploitation (RBE) impacté à la baisse par une politique commerciale agressive

Si depuis 2013, les performances d’exploitation sur l’ensemble des segments avaient progressé, le RBE en pourcentage du chiffre d’affaires baisse sur l’ensemble des segments en 2015, à l’exception des établissements 5 étoiles, qui enregistrent une légère progression (+ 0,8 pt, s’établissant à 28,1 %).
Le segment 1 et 2 étoiles présente un RBE de 35,7 %, suivi par le segment 3 étoiles avec 31,8 % et le segment 4 étoiles avec 27,9 %.

Pour Stéphane Botz : « Dans un contexte touristique 2016 morose, le redressement de la rentabilité des hôtels se fera sous l’effet conjoint d’une stratégie tarifaire dynamique, malheureusement défensive face aux solutions d’hébergements alternatives, et du développement de nouveaux centres de profit. »
 

Attentats : un impact durable sur la fréquentation touristique et de potentielles conséquences sur l’investissement

A Paris et en Ile-de-France, la fréquentation des touristes chute de - 6,4 % au 1er semestre 2016, malgré l’organisation de l’Euro 2016, qui n’aura pas eu un impact suffisant pour compenser les mauvaises performances du début d’année et le repli des clientèles étrangères (américaines et asiatiques essentiellement). En cause principalement : le contexte d’insécurité accru qui se poursuit à la suite des attentats de 2015 à Paris et du 14 juillet à Nice, qui auront un impact durable sur l’image de la destination France.

Dans ce contexte, des destinations en région ont su partiellement se démarquer, en gagnant en attractivité auprès des clientèles affaires et loisirs domestiques, comme la côte Atlantique ou la Bretagne.

« L’impact sans précédent des attentats sur la fréquentation et les recettes touristiques dans des régions clés pour le tourisme français (Ile-de-France, Côte d’Azur), pourrait avoir des conséquences se propageant à l’ensemble des composantes de l’industrie dès mi-2016 et 2017, notamment sur l’investissement et le volume transactionnel en France. » conclut Stéphane Botz.
 

Des investissements hôteliers européens records : la France reste dynamique

Avec un volume d’investissement hôtelier atteignant un nouveau record, l’année 2015 témoigne de l’attractivité de l’industrie hôtelière en Europe et en France pour les investisseurs.

Hausse de 58 % des investissements hôteliers européens (vs 2014)
Le total des transactions hôtelières européennes a dépassé les 22 Milliards €, soit une progression de + 58 % par rapport à 2014. Ce volume, supérieur au pic enregistré en 2006, représente un nouveau tournant pour les transactions hôtelières en Europe. 2015 a également été marquée par l’annonce de plusieurs grands deals pan-européens ; ils devraient avoir des conséquences sur les volumes de transactions en 2016 et participer à la consolidation de l’industrie hôtelière au niveau européen et mondial à horizon 2017.

La France reste dynamique, malgré un très léger recul des investissements
La France s’est à nouveau illustrée parmi les destinations clés de l’investissement hôtelier européen, avec un volume de transaction de 2,2 Milliards €, en léger recul par rapport à 2014. Ce dynamisme est porté par quelques transactions significatives :

• Cessions de l’Intercontinental Paris le Grand (4 étoiles) et du Novotel Paris Tour Eiffel (4 étoiles) : elles traduisent l’attrait persistant de la destination Paris pour les investisseurs.
• Vente de l’hôtel Mont-Blanc (5 étoiles) à Chamonix pour 25 Milllions €, qui illustre également l’attrait des stations de ski pour les investisseurs.
 

Méthodologie

• Il s’agit de la 39ème édition de l’étude annuelle « L’Industrie Hôtelière Française »

• KPMG a analysé les ratios d’exploitation et de gestion d’un panel de plus de 3 000 hôtels, qui représentent une capacité totale de 240 000 chambres, soit plus de 42 % du parc hôtelier homologué français.

L’étude complète est disponible sur demande auprès de thl@kpmg.fr.

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