Portrait de DSI : vers un rôle plus stratégique | KPMG | FR

Portrait de DSI : vers un rôle plus stratégique

Portrait de DSI : vers un rôle plus stratégique

Pour l’étude The Creative CIO, KPMG et Harvey Nash ont interrogé pour la 18ème année consécutive plus de 3000 directeurs et responsables des systèmes d’information (DSI), dans plus de 80 pays ; il s’agit du rapport interrogeant le plus large panel de DSI dans le monde. Il a été conduit entre décembre 2015 et avril 2016.

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Pour l’étude The Creative CIO, KPMG et Harvey Nash ont interrogé pour la 18ème année consécutive plus de 3000 directeurs et responsables des systèmes d’information (DSI), dans plus de 80 pays ; il s’agit du rapport interrogeant le plus large panel de DSI dans le monde. Il a été conduit entre décembre 2015 et avril 2016.

DSI, un rôle de plus en plus créatif

La fonction du DSI est considérée comme plus transverse et créative ; le DSI doit désormais rompre les silos historiques. Les responsables interrogés dégagent 4 facteurs clefs de succès pour les DSI :

– Une stratégie digitale claire
– Un Directeur Général engagé
– Une culture innovante et flexible
– Une main d’œuvre rompue au digital

Vers un rôle plus stratégique : plus de la moitié des DSI siège au comité de direction, deux fois plus qu’il y a 10 ans

57 % des DSI siègent désormais au sein du comité de direction de leur entreprise. C’est deux fois plus qu’il y a 10 ans. 34 % des DSI sont aujourd’hui directement rattachés hiérarchiquement à leur Directeur Général, soit le taux le plus haut enregistré depuis 10 ans, et 10 % de plus qu’en 2015.
Les DSI sont conscients de cette évolution : 67 % d’entre eux se projettent dans un poste plus stratégique en 2016.

L’influence stratégique des DSI augmente ; leur présence dans les comités de direction est en hausse :

* « Strategic influence » : la part que les DSI accordent à la dimension « stratégique » de leur poste.

Alors que les DSI sont de plus en plus attendus sur des problématiques stratégiques, leurs priorités traditionnelles changent : les Directeurs Généraux privilégient désormais les projets générateurs de cash (63 %), plutôt que ceux qui permettent de générer des économies (37 %). Parallèlement, les budgets IT augmentent, pour 45 % des DSI interrogés (69 % pour la France), et l’investissement dans le cloud s’accélère (31 % des DSI investissent dans les solutions SaaS ).
 

Le défi principal des DSI aujourd’hui est de rendre leur organisation plus agile, dans un contexte où les métiers vont de plus en plus vite, et où tous les délais doivent être réduits. Mais, si les DSI sont de plus en plus challengés dans leurs missions, ils sont aussi heureux dans leur poste – c’est le cas pour 87 % d’entre eux.

Pour 27 % des DSI, l’innovation passera essentiellement par la création de nouveaux services et partenariats, et non par une révolution de l’existant.
 

La cybersécurité est au centre des préoccupations : un tiers des DSI a dû faire face à une faille de sécurité informatique ces deux dernières années

Les problématiques liées à la cybersécurité sont au cœur des enjeux des DSI (pour 41 %), qui craignent de plus en plus les cyberattaques. Le défi le plus important lors du passage au cloud s’est concentré sur les risques liés à la perte de données et au respect de la vie privée pour près de la moitié d’entre eux. Illustration de cette tendance, seuls 22 % des DSI sont confiants quant à la capacité de leur organisation à faire face à une cyberattaque. Le chiffre était de 30 % en 2014 ; une baisse conséquente sur un an.

Pour 47 % des DSI, le passage au cloud se concrétise aussi dans leur difficulté à faire face à l’héritage des structures de systèmes d’informations en place. C’est la deuxième préoccupation identifiée, derrière la cybersécurité.
 

La transformation digitale change la donne : près de 20 % des DSI travaillent main dans la main avec le « Chief Digital Officer »

Les entreprises développent de plus en plus une stratégie digitale. Pourtant, 84 % des DSI ne maîtrisent pas entièrement la stratégie digitale de leur entreprise, et travaillent avec de nombreux interlocuteurs.

Dans ce contexte, il faut prendre en compte le rôle grandissant du Directeur du digital ou CDO (Chief Digital Officer). 1 entreprise sur 5 est désormais dotée d’un Directeur du digital (19 %), c’est trois fois plus qu’en 2014. Ces responsables sont aujourd’hui essentiellement rattachés hiérarchiquement à leur Directeur Général (46 %), deux fois plus qu’au DSI (21 %). Si le rôle du Directeur du digital prend de l’importance, il reste à relativiser. Son augmentation s’est en effet beaucoup ralentie entre 2015 et 2016, après l’accélération de 2014-2015.

Pour Laurent Gobbi, Associé Consulting KPMG, Responsable des activités IT Advisory – Risk Consulting « La fonction du DSI est désormais identifiée comme plus créative. Le DSI orchestre les systèmes d’information. Le contrôle est remplacé par l’influence ; la structure par la fluidité ; la certitude par l’ambiguïté. Les paradigmes ont changé en matière de gestion des systèmes d’information : le DSI n’est plus aujourd’hui cantonné à son rôle opérationnel seul. Avec une casquette plus stratégique, il se retrouve à la frontière des grands enjeux business de l’entreprise. Héritier d’une organisation traditionnelle, il doit assurer son rôle de garant du bon fonctionnement des systèmes d’information, tout en prenant en compte tous les enjeux du big data, entrainant des questions autour de son périmètre d’action. Dans un contexte d’évolution permanente, il doit désormais être plus agile que jamais. Une piste de réflexion serait d’intégrer une plus grande collaboration avec les écosystèmes de start-up, une manière de conserver une gestion agile de l’opérationnel. »

Les enjeux RH : l’outsourcing pour diminuer les budgets et faire face au manque de compétences ; parmi les DSI interrogés, les femmes sont 9 % à occuper ce poste

a part des femmes dans les postes de DSI s’améliore progressivement, mais reste faible : elles ne sont en 2016 que 9 % à occuper un poste de directeur ou de responsable des systèmes d’information ; il s’agit toutefois d’une hausse de 50 % en un an. Par ailleurs, seul un tiers des DSI indique avoir mis en place une démarche en faveur de la diversité.

La moitié des DSI prévoit d’augmenter ses dépenses d’outsourcing en 2016 (+ 4 % par rapport à 2015). Cette stratégie s’inscrit dans un objectif de réduction des budgets, mais aussi pour pallier les pénuries de compétences et gagner en flexibilité face aux nouvelles priorités : automatisation, sécurité, intelligence artificielle, régulation, agilité. 65 % des DSI déclarent en effet faire face à des pénuries de compétences, (+ 6 % par rapport à 2015). Il s’agit d’une problématique de long terme : sur les 13 dernières années, plus de la moitié des DSI déclarent y être confrontée.

Près de 9 DSI sur 10 sont également préoccupés par la fidélisation de leurs équipes, de plus en plus attirées par de plus petites structures.

Méthodologie
• L’étude a été menée par KPMG et le cabinet Harvey Nash.
• Elle a interrogé 3352 DSI et responsables informatiques issus de 82 pays (dont la France), et a été conduite entre décembre 2015 et avril 2016.

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