L’impératif de l’innovation pour les assureurs | KPMG | FR

L’impératif de l’innovation pour les assureurs : quels enjeux, quelles opportunités ?

L’impératif de l’innovation pour les assureurs

8 dirigeants sur 10 estiment que le futur de leur entreprise dépend de leur capacité à innover, selon une étude menée par KPMG International en 2015.

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Les assureurs donnent avant tout la priorité à la rénovation de leur gamme existante. Leur objectif est plutôt le multi-équipement en répondant aux nouveaux besoins clients, que l’acquisition de nouveaux clients : 31 % d’entre eux considèrent que l’amélioration des produits et services existants constitue la principale priorité. 26 % d’entre eux estiment que leur stratégie de croissance principale doit se concentrer sur le développement de nouveaux produits et services, toujours en lien avec leur offre d’origine. Pour 19 %, introduire des produits et services déjà existants à de nouveaux segments de consommateurs est une priorité pour développer sa croissance.

« Les dirigeants du secteur doivent s’adapter aux changements du marché dès aujourd’hui, s’ils veulent offrir au secteur de l’assurance de nouvelles opportunités de croissance dans les 5 ans à venir. » explique Francine Morelli, Associée KPMG, en charge des activités assurance.

Les stratégies de croissance les plus importantes dans les deux ans à venir pour les dirigeants

46 % des dirigeants ont une stratégie structurée en faveur de l’innovation pour répondre aux nouveaux besoins clients

Les organisations les plus avancées se préparent pour la « bataille de l’innovation ». Parmi les dirigeants interrogés, plus de la moitié déclarent avoir une stratégie structurée en faveur de l’innovation. Leur première motivation est de développer des propositions pour répondre aux nouveaux besoins des clients (46 %), plutôt que d’améliorer leurs process opérationnels

(21 %). Ceux qui investissent déjà dans l’innovation vont renforcer leurs investissements : 93 % de ceux qui détiennent déjà un budget dédié à l’innovation pensent l’augmenter dans les deux ans à venir.

Les plus grandes organisations se considèrent comme plus disruptives : 54 % des grandes entreprises indiquent avoir une démarche disruptive, contre 39 % pour de plus petites structures.

« L’innovation apporte des opportunités inégalées pour les assureurs qui sauront s’en saisir, de transformer radicalement leur expérience client au travers d’une meilleure compréhension des parcours et besoins de leurs assurés et une capacité accrue à personnaliser leurs offres par le biais des objets connectés » explique Anne-Sophie Lendrevie, Director, Strategy & Operations chez KPMG.
 

47 % des dirigeants développent une stratégie propre en faveur de l’innovation

Les organismes d’assurance estiment que la règlementation sera le plus gros frein dans leur capacité à innover. La majorité des dirigeants indiquent ainsi avoir un budget pour l’innovation limité, une stratégie trop formalisée et un soutien encore faible de leur management.

32 % des dirigeants se considèrent comme des « first movers », agissant en précurseurs, tandis que 40 % estiment être des « fast followers », les acteurs qui suivent la mouvance. Les 28 % restants estiment ne pas avoir de stratégie définie. Moins de la moitié des répondants ont une stratégie existante développée en faveur de l’innovation (47 %), et seulement 39 % un budget dédié à l’innovation.

« Le digital favorise l’intrusion de nouveaux acteurs issus de secteurs connexes à l’assurance en abaissant les barrières à l’entrée. Dans ce contexte les assureurs doivent également accélérer leurs stratégies de diversification en imaginant de nouveaux services leur permettant de maintenir une différenciation forte sur leurs marchés. » indique Anne-Sophie Lendrevie.

Des défis internes apparaissent : 74 % des dirigeants expliquent manquer de salariés ayant les compétences adaptées pour apporter l’innovation

La mise en place de l’innovation passe par une transformation culturelle interne. La majorité des acteurs de l’assurance affirment en effet que leurs employés représentent leur plus grosse réserve de potentiel. Cette transformation passe par un leadership engagé, pour qui l’innovation est un facteur de succès : 44 % des dirigeants indiquent que l’innovation était au cœur des discussions de leur comité de direction lors de chacune de leurs réunions. 47 % indiquent que leur comité en discute au moins un fois par an. Pour 9 % des dirigeants, ce sujet n’est jamais évoqué.

Mais les assureurs admettent aussi que les réticences en termes d’innovation viennent parfois du cœur même de leur organisation, indépendamment du management. 79 % des dirigeants expliquent continuer les stratégies en cours, 74 % manquent de salariés disposant des compétences moteur en interne pour l’innovation, et 71 % subissent un manque d’investissement et des pressions liées aux coûts.

Innover par les partenariats, une priorité pour 70 % des dirigeants

70 % des assureurs estiment aujourd’hui que des partenariats caractériseront le futur de l’innovation pour leur organisation. 43 % des assureurs interrogés ont ainsi déjà développé des alliances avec un écosystème élargi de partenaires externes. Plus d’un tiers développent des hubs d’innovation ou des incubateurs pour proposer de nouvelles idées au sein de leurs entreprises. Les partenariats se font principalement dans le secteur de la Fintech et de la banque-assurance.

En France par exemple, un pays mature dans le domaine de la banque-assurance, ce secteur occupe une large place dans le marché des propriétés et des assurances. Les modèles commerciaux dans ce secteur se sont développés autour de produits simples, faciles à acheter. Mais leur nombre important a incité des assureurs à créer leurs propres produits, plus sophistiqués. La capacité à créer de nouveaux produits ciblés, en injectant de l’innovation, a permis à ces assureurs de se différencier.

« Les plus rapides à s’adapter seront ceux qui auront compris la force de l’innovation sur le long terme, estime Francine Morelli. Aujourd’hui, toutes les parties prenantes, que ce soient les clients, les investisseurs ou les employés, sont en demande d’innovation. Mais l’impératif de l’innovation n’est pas simple, il n’existe pas de « package » idéal. Les assureurs doivent trouver le juste équilibre, en développant de nouveaux produits, des partenariats, tout en capitalisant sur leurs ressources humaines. »
 

Méthodologie 
• L’étude « A new World of Opportunity: The Insurance innovation imperative » a été menée en avril 2015.
• 280 dirigeants du monde de l’assurance ont été interrogés, dans 20 pays, dont la France. 
• L’échantillon regroupe 25 % de dirigeants du secteur de la santé, 23 % du secteur des assurances non vie, 29 % du secteur des assurances vie et non-vie, et 23 % d’autres secteurs.

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