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Livre numérique : des positions plus tranchées des éditeurs

Baromètre de l’offre de livres numériques en France

Pour la deuxième année consécutive, KPMG a souhaité apporter aux maisons d’édition un éclairage particulier sur le développement de l’offre numérique et son impact sur les comptes des éditeurs.

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Ceux qui disposent d’une offre numérique poursuivent son développement tandis que les autres ont souvent renoncé à se lancer Selon le 2e Baromètre de l’offre de livres numériques en France.

Pour cette seconde édition du Baromètre de l’offre de livres numériques en France, KPMG a interrogé 82 maisons d’édition (75 éditeurs indépendants et 7 groupes) de toutes tailles et de tous secteurs éditoriaux, réparties sur tout le territoire français entre février et mai 2015.

Offre : 62 % des éditeurs disposent d’une offre de livres numériques, une proportion stable par rapport à 2014

Alors que toutes les grandes maisons d’édition (dont le chiffre d’affaires dépasse 20 millions d’euros) ont une offre de livres numériques, moins de la moitié des plus petites se sont lancées. Après l’effervescence de 2011 et 2012, largement liée au développement des tablettes sur le marché, le développement de l’offre de livres numériques en France ralentit.

Près de la moitié des éditeurs n’ayant pas encore pris le virage du numérique n’envisage pas de se doter d’une telle offre. Deux sentiments dominent chez ces derniers : l’inadaptation au secteur éditorial et la difficulté ressentie pour le développement d’une offre numérique, notamment pour une petite structure.

23 % des éditeurs ne disposant pas encore d’offre numérique ont toutefois décidé de se lancer : 10 % à court terme, 13 % à moyen terme et aucun à long terme. Alors que les premiers déclarent n’avoir plus de difficulté à surmonter, les seconds s’interrogent encore sur les modes de commercialisation et cherchent à mieux comprendre le marché. Malgré tout, l’obtention des droits numériques ou les difficultés techniques ne sont plus un obstacle pour eux.

Parmi les éditeurs disposant d’une offre numérique, 31 % ont déjà numérisé plus de la moitié de leur catalogue même si le coût de numérisation du fonds reste élevé.

Dans le même temps, l’offre uniquement numérique se développe : 34 % des éditeurs publient désormais des livres uniquement disponibles en version numérique contre seulement 25 % en 2014. Le numérique leur permet d’éditer des ouvrages trop coûteux en version papier du fait de leur faible tirage ou de mener des opérations de communication et de promotion en offrant des cadeaux aux lecteurs.

Quant au livre enrichi, il n’a pas convaincu les éditeurs de livres numériques qui pensent, pour la moitié d’entre eux, que la demande n’est pas au rendez-vous et que les ouvrages sont inadaptés.
 

Commercialisation : Amazon reste le premier client des éditeurs même si Apple est privilégié pour les BD et les Beaux-Livres

Alors que les indépendants préfèrent passer par une plateforme d’intermédiation (Eden, Immateriel, Numilog…), les groupes vendent indifféremment via une plateforme ou un e-distributeur (Amazon, Apple, Google…).

La commercialisation des livres numériques permet avant tout aux éditeurs d’atteindre un public différent. Au-delà, pour le secteur des Beaux-Livres, des livres pratiques et de la BD, le livre numérique permet également la réédition d’anciens ouvrages. Pour les secteurs Tourisme, Guide, Scolaires et Beaux-Livres, il permet aussi l’enrichissement de la version papier.

Ventes : Si le chiffre d’affaires numérique reste souvent marginal pour les éditeurs, quelques acteurs sont en train de conquérir des positions sur ce secteur qui reste en émergence

Les ventes numériques sont inférieures à 2 % pour une majorité d’éditeurs mais dépassent 5 % pour un tiers d’entre eux et même 10 % pour plus d’un éditeur sur dix. Les ventes progressent d’autant plus que l’offre est abondante, couvrant alors largement les dépenses engagées.

Perspectives : Cette année, les éditeurs reconsidèrent leurs prévisions à la baisse

« Si, en 2014, la majorité des éditeurs prévoyait une part de marché du livre numérique de plus de 15 % à horizon 2020, ils ne sont plus que 38 % en 2015 » commente Joëlle Tubiana, Associée KPMG, Responsable du secteur Edition.

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