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Eurovision : le premier projet culturel européen

Eurovision : le premier projet culturel européen

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Fondé le 5 mai 1949 par le traité de Londres, le Conseil de l’Europe réunit dans un premier temps dix pays : Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède et Royaume-Uni. La République fédérale d’Allemagne (RFA) le rejoindra en 1951.

Dès sa création, le Conseil de l’Europe s’investit dans la défense des libertés publiques avec l’adoption le 4 novembre 1950 de la Convention européenne des droits de l'homme. En parallèle, la nouvelle institution se propose de promouvoir la « culture européenne ». Mais, le projet ne faisant pas consensus, le Conseil de l’Europe réduit ses ambitions pour se concentrer sur quelques opérations exemplaires.

L'Union européenne de radio-télévision (UER) vient d’être créée afin d’assurer l’interconnexion des réseaux de radios et télévisions d’Europe de l’Ouest. Ses membres fondateurs sont les mêmes que ceux du Conseil de l’Europe. De concert, les deux organisations décident de faire de la télévision naissante le vecteur de la politique européenne de rapprochement culturel.

La coordination technique démarre de façon spectaculaire en 1953 avec la retransmission en direct dans cinq pays (Angleterre, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne fédérale) de la cérémonie de couronnement de la reine Elizabeth II.

Mais le premier véritable projet de coopération culturelle est le Concours Eurovision de la chanson – couramment appelé Eurovision –, créé en 1956 et diffusé sur les « petits écrans » concomitamment dans l’ensemble des pays partenaires. Le Festival de la Rose d'or suit en 1961 pour distinguer les meilleurs programmes télévisés. Puis viennent en 1982 le Concours Eurovision des jeunes musiciens, en 1985 le Concours Eurovision des jeunes danseurs, en 2003 le Concours Eurovision de la chanson junior, enfin en 2017 la Chorale Eurovision de l'année.

A la création de l’UER, ses ingénieurs ont choisi le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier comme indicatif de synchronisation de leurs réseaux. Il a vite fait fonction de générique de l’Eurovision.

Aujourd’hui, l’indicatif est techniquement inutile et le concours dépasse les frontières de l’Europe, mais on continue de diffuser le Te Deum en ouverture de la finale. Les quelque 200 millions de téléspectateurs qui suivent cette émission très populaire savent-ils que son hymne incarne l’ambition culturelle européenne de l’après-guerre ?
 

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