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La Fête des Mères : une date républicaine

La Fête des Mères : une date républicaine

[Décryptages - Générations]

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Depuis la loi du 4 juin 1970 substituant le principe de « l’autorité parentale » à celui de « puissance paternelle » établi en 1804 par le Code civil, la législation française reconnaît l’égalité juridique des parents à l’égard de leurs enfants. La mère et le père ont désormais les mêmes droits et devoirs au sein de la famille.

Il est cependant un domaine qui reste dissymétrique : celui de la Fête des Mères et de la Fête des Pères. La Fête des Mères dispose en effet d’un statut légal, alors que celle des Pères n’est qu’une pratique sociale.

Célébrée le dernier dimanche du mois de mai ou, si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, le premier dimanche de juin, la Fête des Mères a fait l’objet d’une loi promulguée le 24 mai 1950 par le président de la République, Vincent Auriol.

Si le législateur a été saisi de la question de la Fête des Mères, c’est qu’en 1950 ses enjeux étaient loin d’être subalternes. Esquissée sans succès au cours de la Troisième République, la célébration annuelle des mères de famille ne s’est ancrée dans les habitudes que sous le gouvernement de Vichy, par suite de l’implication forte des écoles. A la Libération, malgré sa popularité, la Fête des Mères reste marquée par cette origine. En plein baby-boom, le gouvernement de Georges Bidault souhaite lui donner des lettres de noblesse républicaine : c’est le sens de la loi du 24 mai 1950.

La Fête des Pères, fixée au troisième dimanche de juin, ne procède en revanche que d’une initiative commerciale – au demeurant réussie – lancée en 1952 par la marque de briquets Flaminaire autour du slogan « Nos papas nous l'ont dit, pour la Fête des pères, ils désirent tous un Flaminaire ».

Au début des années cinquante, bien qu’elles aient le droit de vote depuis 1944, les femmes françaises ne disposent pas encore de la pleine capacité juridique dans le couple. Il leur faudra attendra encore vingt ans avant de se voir reconnaître l’égalité complète avec leurs conjoints. Celle-ci est aujourd’hui – du moins en droit – solidement établie. Sur tous les plans… sauf celui des fêtes !
 

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