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La protection de la mer de Ross : une étape clé dans la sanctuarisation de l’Antarctique

La protection de la mer de Ross

[Décryptages - Développement durable]

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La Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR - Convention on the Conservation of Antarctic Marine Living Resources) a été établie en 1982 par une convention internationale visant à conserver la vie marine en Antarctique. Elle réunit 36 pays membres ou associés : les pays proches de l’Antarctique, la plupart de ceux de l’OCDE, la Russie et la Chine.

Les aires marines protégées (AMP) sont des zones marines dans lesquelles les ressources naturelles font l'objet d'une protection totale ou partielle. Elles ont pour objectif principal de protéger les espèces marines, la biodiversité et l'habitat.

L’une des missions de la CCAMLR est de promouvoir la création d’AMP dans l’Antarctique. En 2009, une première AMP a ainsi été établie à l’initiative de la CCAMLR, relative à l'aire marine des Orcades du Sud, une région du secteur sud de l'océan Atlantique couvrant 94 000 km2.

En dehors de cette opération mineure, la CCAMLR a longtemps vu ses ambitions freinées par la méfiance de la Chine et de la Russie. Mais, sous l’impulsion conjointe des Etats-Unis et de la Nouvelle-Zélande, Pékin et Moscou ont récemment assoupli leur position, rendant possible la signature en octobre 2016, à Hobart (Australie), d’un accord majeur : la création d’une très vaste AMP dans la mer de Ross.

D’une superficie de 1,6 million de kilomètres carrés, la mer de Ross est située en bordure du continent antarctique, à mi-chemin de la Terre de Feu et de la Nouvelle-Zélande. L’un des derniers écosystèmes marins totalement intacts, c’est un sanctuaire pour manchots, baleines et orques… Le krill – crevette des mers froides – s’y trouve en abondance. Les membres de la CCAMLR se sont accordés sur la protection de ces espèces pendant une période de 35 ans.

Premier succès significatif de la CCAMLR, l’accord de Hobart est considéré comme une avancée écologique capitale. Dans les chancelleries occidentales, on espère qu’il ouvrira la voie à la concrétisation de deux autres projets de création d’AMP antarctiques : d’une part l’AMP de la mer de Weddell, au large de l’Amérique du Sud, proposée par les Etats-Unis et l’Allemagne, d’autre part l’AMP de l’Est, présentée par l’Australie et la France, au voisinage de Kerguelen.
 

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