Communiqué de presse: Cybercriminalité en Suisse | KPMG | CH

Cybercriminalité en Suisse: forte augmentation et nouvelles menaces engendrées par l’intelligence artificielle

Communiqué de presse: Cybercriminalité en Suisse

Pour la plupart des entreprises suisses, les cyberattaques sont une réalité, et la prise de conscience des risques a augmenté en conséquence. L’Internet des objets et la progression de l’intelligence artificielle font naître de nouveaux dangers. C’est ce que révèle l’étude KPMG actuelle «Clarity on Cyber Security», réalisée cette année déjà pour la troisième fois.

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A l’heure actuelle, le risque de subir une cyberattaque fait partie du quotidien de la plupart des entreprises suisses. En effet, au cours des 12 derniers mois, 88% des entreprises interrogées ont été victimes d’attaques. Cela correspond à une augmentation de 34 points de pourcentage par rapport à l’année précédente (54%). Chez plus de la moitié des entreprises (56%), l’attaque a provoqué une interruption de l’activité commerciale, et plus d’un tiers des sondés (36%) ont dû essuyer des pertes financières.

L’économie suisse a toutefois appris à affronter ces menaces de cyberattaques: 81% des entreprises interrogées indiquent avoir développé une plus grande prise de conscience des risques au cours des douze derniers mois, 52% comprennent mieux la motivation, la stratégie et le mode de procédure des délinquants et 44% d’entre elles sont parvenues à mieux prévoir de telles attaques.

Des erreurs de conception dangereuses dans la cyberdéfense

De nombreux vols de données sont le résultat d’une défaillance humaine ou d’un Social Engineering (consistant à influencer le comportement de personnes dans le but d’obtenir des données et informations confidentielles). Cela n’est toutefois pas seulement dû à la négligence des utilisateurs, mais aussi et surtout à des erreurs de conception dans la cyberdéfense. La convivialité joue trop souvent un rôle secondaire dans le domaine de la cybersécurité. C’est aussi ce que révèle l’étude de KPMG: 66% des sondés ont indiqué que leur entreprise ne travaillait pas systématiquement à des mesures de cybersécurité conviviales et que tout juste 11% d’entre elles faisaient appel à des spécialistes. «L’efficacité des mesures de cybersécurité doit être renforcée d’urgence. Pour cela, il est impératif d’intégrer beaucoup plus fortement le comportement humain dans la conception des mesures. La convivialité de la cybersécurité est déterminante dès lors qu’il s’agit de maîtriser les cybermenaces. Le maillon le plus faible de la chaîne était, est et reste l’être humain», résume Matthias Bossardt, responsable Cyber Security de KPMG Suisse.

L’Internet des objets, portail d’entrée pour les risques

L’Internet des objets n’est plus une vision d’avenir. Il existe dès aujourd’hui sous la forme d’un amoncellement complexe d’objets interconnectés adaptés à l’Internet – des appareils électroménagers aux infrastructures critiques, en passant par les appareils médicaux et les installations de production industrielles. Le monde réel fusionne de manière croissante avec le monde virtuel. Cela concerne tout particulièrement aussi la sécurité.

Mais il existe ici un grand retard à rattraper: plus de la moitié des participants à l’étude ont indiqué n’avoir aucune vue d’ensemble des appareils de l’Internet des objets utilisés dans leur entreprise. 35% d’entre eux n’essaient même pas d’obtenir une telle vue d’ensemble et 17% ont essayé de le faire mais n’y sont pas parvenus. Compte tenu de ces chiffres, il n’est pas étonnant que la moitié des sondés reconnaisse que la stratégie de cybersécurité et les directives correspondantes n’incluent même pas le thème de l’Internet des objets.

Les nouveaux risques engendrés par l’intelligence artificielle

Par intelligence artificielle, on entend en principe des machines intelligentes capables d’automatiser des processus complexes et de grande envergure et de soutenir les hommes dans les décisions critiques. Les attaques sur de telles machines peuvent avoir des effets considérables sur la résistance des marchés ou même d’économies nationales entières et de systèmes soutenant l’ordre établi. Le sondage révèle néanmoins que les entreprises ne prennent que lentement conscience de cette situation: 26% seulement des sondés ont indiqué avoir conscience des cyberrisques engendrés par la mise en œuvre de l’intelligence artificielle dans leur propre entreprise ou dans les produits et prestations.

«En raison de l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle, nous nous voyons confrontés à de tout nouveaux risques dans le domaine de la cybersécurité. Simultanément, il existe aussi de nouvelles possibilités dans la défense contre les cyberattaques – mais l’intelligence artificielle n’est pas un remède miracle», explique Matthias Bossardt.

Méthodologie

L’étude annuelle «Clarity on Cyber Security» de KPMG Suisse repose sur une combinaison d’interviews qualitatives individuelles et d’un sondage en ligne et regroupe quelque 60 représentants d’entreprises. Les interviews ont été réalisées avec des partenaires du niveau C (CEO, COO, CIO, CMO) de différentes branches. L’étude «Clarity on Cyber Security» a été publiée cette année pour la troisième fois.

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