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«La limite reste ténue»

Interview avec Jürg Stahl

Le président du Conseil national, Jürg Stahl, explique dans une interview l’importance d’une réforme de la prévoyance vieillesse.

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Jürg Stahl

Jürg Stahl, le président du Conseil national

Qu’attendez-vous pour la Suisse en 2017 concernant…

…la relation avec l’Europe?

Cela dépend largement de la manière dont l’UE va évoluer en tant qu’institution après sa difficile année 2016 et si elle est prête à se poser aussi des questions critiques concernant les réformes. Après le vote final concernant l’initiative contre l’immigration de masse au sein des Chambres fédérales, la relation devrait se normaliser – la petite Suisse maintiendra une attitude de base critique vis-à-vis de la grande Union européenne. Les accords bilatéraux requièrent, comme l’indique leur nom, deux parties et, par conséquent, une satisfaction réciproque. Là, les deux parties sont au défi d’agir en faveur de la population!
 

…la politique de sécurité?

Ici aussi, il faut tenir compte de différents facteurs, et également de ceux que nous ne pouvons influencer directement. Les effets de l’élection du nouveau président américain se feront sentir dans le contexte européen après son entrée en fonction. La Suisse doit continuer de construire sur une politique de sécurité solide. Pour cela, elle doit disposer d’une armée forte, bien équipée et dotée de personnes motivées. Elle doit surtout être capable de réagir à différentes formes de menaces.
 

…le contrat de générations et la discussion sur la réforme de la prévoyance vieillesse?

En 2017, la réforme de la prévoyance vieillesse fera sans aucun doute partie des principaux défis pour la Suisse. La limite est et reste ténue, nous devons effectuer les adaptations nécessaires sans créer de perdants! Le fait incontesté que nous avons le privilège de vivre en moyenne plus longtemps devrait suffire à rassembler les forces avisées dans le pays pour présenter aux électeurs une solution capable de réunir la majorité.
 

Quels éléments resteront préoccupants, pour vous-même et la population suisse, cette année?

La discussion sur l’immigration ne sera pas terminée avec la clôture du débat parlementaire de l’initiative contre l’immigration de masse; si la politique ne prend pas au sérieux le ressenti politique et social de la population, elle risque de nous préoccuper encore longtemps. La réforme de l’imposition des entreprises III, les soins aux personnes âgées, les coûts de la santé, mais aussi le travail bénévole nous donneront encore du fil à retordre en 2017.

Quels sont les thèmes les plus importants pour l’économie suisse?

Nous devons essayer de simplifier le fonctionnement de l’économie et de la société; plus de bureaucratie et de contraintes renchérissent et compliquent le système. Il existe en Suisse de très nombreuses entreprises prêtes pour l’avenir et dotées d’excellents collaborateurs, que nous devrions laisser travailler avec le plus de succès possible. La réussite économique, qui a pour effet de générer des recettes fiscales et de maintenir le taux de chômage à un bas niveau, est une condition sine qua non pour la stabilité des institutions sociales, pour les réformes nécessaires au sein de la société ainsi que pour les investissements dans l’avenir.

Vous vous engagez depuis des années politiquement pour le sport et êtes désormais aussi président de Swiss Olympic: les chances d’une candidature suisse pour Olympia 2026 sont-elles, à votre avis, réalistes?

Si la Suisse décide, au printemps, de postuler et qu’elle présente cette candidature avec charme, esprit d’innovation, modestie et le bon air des montagnes, tant en Suisse qu’auprès des instances internationales en 2019, je pense que les chances d’accueillir les Jeux Olympiques d’hiver en 2026 en Suisse sont très réalistes. Je suis d‘avis que créer une prouesse commune et émotionnelle pour les générations suivantes est non seulement souhaitable, mais que cela fait aussi partie de notre mission. La Suisse est capable de le faire!

Quels objectifs personnels vous êtes-vous fixés pour votre mandat?

Le principal est pour moi de réussir à nouveau, comme dans ma première session présidentielle, à diriger les séances de façon posée et correcte ainsi qu’avec l’efficience requise. Par mon attitude peu spectaculaire, j’essaie d’aborder les gens dans notre pays qui font leur «boulot» chaque jour – que ce soit au poste de travail, dans la famille, dans leur cercle d’amis, dans le quartier, dans la commune ou au sein d’associations. Car ces personnes déterminent le succès de notre belle Suisse et méritent d’être reconnues et comprises. Il y a tant de choses qui fonctionnent. Et tant d’énergie positive de la part des individus – il vaut la peine de s’y orienter et de ne pas sombrer constamment dans la jalousie et les pensées négatives. Dans cet esprit, je m’efforce, par de petits messages, d’encourager les gens à continuer de s’engager pour la démocratie, pour la liberté et pour nos réussites!

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