Virage numérique en fabrication industrielle | KPMG | CA
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Virage numérique en fabrication industrielle

Virage numérique en fabrication industrielle

Virage numérique en fabrication industrielle

L'industrie 4.0 (i4.0) est à nos portes, et avec elle, les technologies qui permettront aux entreprises de travailler plus intelligemment et plus rapidement, et de s'appuyer sur des stratégies fondées sur les données. Nous sommes à l'ère des mégadonnées et des décisions audacieuses, une ère prometteuse pour ceux qui accueilleront la révolution numérique dans leur milieu.

Nous vivons des temps particulièrement bien choisis pour ceux qui occupent les secteurs des marchés industriels (MI), où les entreprises qui sauront exploiter le potentiel des technologies i4.0 profiteront d'un avantage stratégique. Et bien qu'une vaste proportion des entreprises des MI ont déjà adopté un certain nombre d'innovations (p. ex., l'apprentissage machine, l'automatisation et la robotique), elles sont encore bien loin d'avoir exploité toutes les possibilités des mégadonnées et de l'analyse de données en ce qui a trait à la conception et à la gestion de leurs produits.

Faire confiance aux chiffres

Tous les secteurs sont optimistes à l'égard de la transformation numérique. En fait, selon les résultats du sondage Perspective des chefs de la direction canadiens 2018 réalisé par KPMG au Canada, presque tous les répondants dans tous les secteurs (96 %) disent qu'ils ont bien compris la nécessité de tirer parti des technologies de rupture et de l'analyse de données.

Les acteurs des MI partagent cet optimisme, mais sont aux prises avec des défis particuliers qui rendent plus difficile l'adoption de l'analyse de données au même rythme que leurs homologues des autres secteurs. Pour les plus petits joueurs, le défi se résume à un manque de ressources et de capacités internes pour intégrer les outils d'analyse de données avec efficacité. Pour d'autres encore, c'est l'hésitation devant l'importance de l'investissement en TI qui s'explique par l'incertitude qui pèse sur les MI, incertitude alimentée par les amendements possibles à l'ALÉNA, les modifications au régime fiscal, les conflits commerciaux et d'autres facteurs géopolitiques.

La nature même de l'industrie peut également devenir un obstacle aux investissements en analyse de données. Les fusions et acquisitions sont aussi omniprésentes dans les secteurs des MI qu'elles le sont dans la majorité des entreprises canadiennes qui, selon le même rapport Perspective des chefs de la direction canadiens 2018 réalisé par KPMG au Canada, poursuivent leur croissance soit par l'acquisition de sociétés qui possèdent un savoir technologique, soit par la collaboration avec d'autres firmes qui peuvent apporter un élément de perturbation au partenariat.

Même si les fusions et acquisitions sont parfois des stratégies de croissance viables, elles peuvent pourtant mettre les plus grandes entreprises du secteur des MI aux prises avec un réseau de systèmes et de stratégies informatiques disparates. Il devient alors plus complexe (sinon plus coûteux) pour celles-ci de normaliser les méthodes de collecte, de stockage et d'utilisation des données.

Enfin, il y a la question de la confiance. Pendant des décennies, bon nombre d'entreprises du secteur des MI se sont fiées à leur intuition et à des méthodes de décisionnelles plus classiques. Pour celles-ci, l'idée d'abandonner des stratégies éprouvées pour se tourner vers des systèmes et des processus qui leur sont étrangers n'a pas beaucoup d'attrait. Il faut également signaler que 76 % des chefs de la direction canadiens qui ont répondu au sondage de KPMG admettent qu'ils n'ont pas tenu compte de l'information provenant de modèles d'analyse de données ou de modèles informatisés parce qu'elle ne concordait pas avec leur expérience ou leur intuition (comparativement à 67 % des chefs de la direction dans le monde). Autrement dit, la complexité des choix à faire exige plus que de l'intuition.

Adopter l'i4.0

Il est vrai que l'adoption d'outils tels que l'analyse prédictive, la modélisation des données et la segmentation des clients représente parfois un défi dans ces secteurs particuliers de l'économie. Tout aussi vrai, il y a des avantages à adopter l'analyse de données et d'autres pratiques inhérentes à l'i4.0 pour qui veut croître à l'interne.

C'est ici que KPMG au Canada a travaillé avec des chefs de file des secteurs de marchés industriels afin d'identifier les données en leur possession, l'endroit où se trouve ces données au sein de leur entreprise, et comment elles peuvent être utiles au rendement des activités de production, au recrutement de talents, aux prévisions du marché et aux stratégies d'affaires.

Le degré d'adoption de l'analyse de données et de l'i4.0 par les entreprises dépendra de plusieurs facteurs (p. ex., marché, capacité, segments de la clientèle, etc.). Dans l'ensemble, cependant, la démarche reposera sur des considérations communes à plusieurs aspects de l'entreprise, tels que :

  • Stratégie : Comment allez-vous tenir compte de l'innovation et de la perturbation dans votre secteur dès maintenant et au cours des dix prochaines années? 
  • Chaîne d'approvisionnement : Comment votre entreprise collabore-t-elle avec les partenaires de sa chaîne d'approvisionnement en ce qui a trait aux produits et services intelligents? Avec quelle efficacité communiquez-vous avec ces partenaires pour vous adapter rapidement aux nouvelles préférences de vos clients?
  • Gouvernance/Culture : Quelles technologies et méthodes i4.0 mettez-vous déjà en pratique? De quelle manière favoriserez-vous les initiatives et expériences i4.0 au sein de votre entreprise?
  • Talent : Dans quelle mesure votre entreprise est-elle prête à accueillir des effectifs de l'avenir compte tenu des progrès de l'i4.0? Que faites-vous concrètement pour attirer la main-d'œuvre requise pour mettre à profit l'analyse de données?
  • Rendement du capital investi : Quels critères retenez-vous avant de décider à quelles technologies i4.0 seront consacrés vos investissements? Dans quelle mesure êtes-vous confiant de la valeur de votre investissement?
  • Cybersécurité : Dans quelle mesure faites-vous confiance à votre capacité de protéger les données tant au sein même de votre entreprise qu'entre vos usines et vos chaînes d'approvisionnement connectées? Respectez-vous les exigences de la loi, des autorités réglementaires et les règles de la déontologie en matière de gestion et de protection des données?

Faire confiance aux chiffres

Les acteurs des MI ont beaucoup à gagner en se tournant vers des capacités d'analyse de données plus robustes. Et bien que le regroupement des outils, des talents et des capacités nécessaires puisse s'avérer ardu, le résultat est une croissance durable et un plan mieux défini pour la réussite.

Crise de croissance

Les chefs d'entreprise des marchés industriels ne sont pas seuls devant les défis de la transformation. Selon les résultats du sondage Perspective des chefs de la direction canadiens 2018 réalisé par KPMG au Canada, plus du quart (26 %) des chefs d'entreprise canadiens disent qu'ils ont déjà de la difficulté à faire fonctionner en parallèle les processus de transformation des aspects numériques et non numériques de leur entreprise. Un nombre moins grand d'entre eux (bien qu'encore important) estime que les délais qui s'écoulent avant de réaliser des progrès importants en matière de transformation sont souvent décourageants.

Croître à l'interne

Il y a des avantages à tirer des leçons de l'i4.0 pour croître à l'interne. Et dans les faits, 30 % des chefs de direction canadiens qui ont répondu à notre sondage Perspective des chefs de la direction canadiens 2018 disent qu'ils adopteront des stratégies de croissance interne, tandis que 76 % des répondants au même sondage pensent au contraire qu'une croissance interne qui ne ferait pas suffisamment appel à des alliances stratégiques avec des tiers pourrait nuire à leurs perspectives de croissance.