Publication Industry 4.0: It’s all about the people | KPMG | CA

Publication Industry 4.0: It’s all about the people

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L’adoption de l’industrie 4.0 aura de profondes répercussions sur l’emploi manufacturier.

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Industrie 4.0 : une question de main-d’œuvre

Lors de la première révolution industrielle, lorsque les machines ont menacé de remplacer les hommes, les artisans se sont insurgés. Or les luddites (comme on appelait les membres de ce mouvement à l'époque) n'en voulaient pas à la technologie en soi. Ils se battaient plutôt pour leur sécurité d'emploi.

Le sentiment est le même à l'aube de la quatrième révolution industrielle (industrie 4.0). Comme les artisans de la première révolution industrielle, les travailleurs des usines et des bureaux voient leurs tâches de plus en plus confiées à des robots et à des assistants virtuels. Ils entendent parler d'usine intelligente et se demandent où ils se situeront dans le nouveau modèle d'exploitation. Personne n'a encore détruit de machines jusqu'à maintenant, mais l'inquiétude est palpable sur le terrain.

Les inquiétudes des équipes de RH et de direction des grands manufacturiers ne sont pas moins palpables. Les dirigeants sont conscients que l'adoption de l'industrie 4.0 exigera une transformation majeure des compétences, du recrutement et de la formation des employés. Ils constatent que pour réaliser des gains de performance concrets et durables, ils doivent assurer la réussite de leurs initiatives i4.0.

Ils voient bien qu'ils devront renforcer (voire remplacer) leurs capacités traditionnelles par de nouvelles compétences : automatisation, programmation, analyse de données, intelligence artificielle, intégration système et développement logiciel. Ils reconnaissent aussi que l'industrie 4.0 les obligera à créer de nouveaux modèles d'exploitation qui, à leur tour, entraîneront d'autres changements pour leur organisation et leur personnel.

Le défi est grand. Les dirigeants en RH devront déterminer quelles seront les nouvelles compétences et capacités vraisemblablement requises à l'avenir. Il faudra ensuite identifier les employés disposés et aptes à se recycler. Puis il faudra recruter, fidéliser et intégrer de nouveaux talents. Enfin, il faudra développer et officialiser de nouvelles méthodes de travail. Et, pendant tout ce temps, l'usine devra continuer à tourner et l'entreprise, à grandir.

Rien d'étonnant à ce que les dirigeants du secteur manufacturier peinent à établir un plan réaliste et pragmatique pour guider cette transformation au cours des cinq prochaines années. Ils hésitent à bouger trop rapidement de peur de perturber les choses (et de constater que l'industrie 4.0 n'était qu'un mirage). Or, personne ne veut se laisser distancer dans la course aux technologies, aux profits et aux talents.

Dans le cadre d'une récente étude comparative sur l'industrie 4.0, les professionnels de notre réseau mondial en fabrication ont interrogé une vingtaine de dirigeants du secteur manufacturier. Ils les ont questionnés sur leurs stratégies en matière de capacité, de talent et de RH. Ils sont même allés visiter des usines pour voir de leurs propres yeux les initiatives i4.0 mises en œuvre.

Ce qu'ils ont découvert? Bien que les hauts dirigeants réalisent parfaitement l'importance de l'industrie 4.0, peu sont convaincus que leurs employés comprennent bien le lien entre leur contribution et le succès de l'organisation. Pour y remédier, il faudra améliorer les communications, l'éducation et la formation.

Fait intéressant, certains dirigeants interrogés ont laissé entendre que l'industrie 4.0 pourrait devenir un atout concurrentiel qui permettrait de positionner l'entreprise comme un milieu de travail « cool » — c'est-à-dire axé sur la technologie, les données et l'innovation — pour attirer de nouveaux talents (notamment les milléniaux) dans le secteur industriel. Il resterait à amadouer les employés plus âgés pour les convaincre qu'eux aussi veulent être « cool ».

La révolte des luddites lors de la première révolution industrielle a fini par s'affaiblir, à mesure que les travailleurs ont commencé à mieux comprendre la technologie qui les entourait et à s'y adapter. Mais cette fois-ci, les entreprises manufacturières ne disposent pas d'autant de temps. Celles qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui commenceront à planifier leur transition dès maintenant.

En anglais seulement.

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