Êtes-vous prêt à diriger des robots? | KPMG | CA

Êtes-vous prêt à diriger des robots?

Êtes-vous prêt à diriger des robots?

Trois questions (et réponses) essentielles sur la main-d’œuvre numérique.

Associée et leader nationale, Ressources humaines et changement organisationnel

KPMG au Canada

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À l'heure actuelle, pratiquement tous les clients que je rencontre me posent des questions sur la main-d'œuvre numérique. Ils y voient d'abord et avant tout un moyen de réduire leurs coûts, mais veulent aussi savoir quels en sont les autres avantages. Par exemple, on peut obtenir un produit de meilleure qualité, puisque l'introduction de robots logiciels réduit le taux d'erreur humaine. De plus, comme ces robots travaillent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, cela libère (en théorie) les employés pour qu'ils puissent se consacrer à des tâches plus stratégiques.

Questions essentielles

Mais derrière les avantages potentiels peuvent se cacher d'énormes défis. À bien des égards, la main-d'œuvre numérique revient à impartir certaines tâches et soulève sensiblement les mêmes questions.

  • À quoi ressembleront les emplois de premier échelon lorsque les robots prendront en charge les tâches routinières? D'ici cinq ans, tous les postes de premier échelon dans des fonctions comme les Finances et les Ressources humaines seront entièrement ou partiellement automatisés. Comment une recrue pourra-t-elle alors apprendre les rudiments de son travail? D'autre part, il faudra créer des postes occupés par des humains pour gérer l'ensemble des robots automatisés et machines intégrées qui exécutent les tâches de base. La gestion des tiers fournisseurs de service gagnera aussi en importance. Des termes comme « gestionnaire de robots » ou « responsable de l'intelligence artificielle » deviendront monnaie courante. Comment les employés débutants pourront-ils se familiariser avec les exigences de leur poste et l'ensemble de l'organisation s'ils n'ont plus accès à des parcours de carrière traditionnels? Les organisations devront se pencher sérieusement sur la question.
  • Comment les établissements d'enseignement peuvent-ils se préparer à la prochaine génération d'employés? De nos jours, pratiquement tous les secteurs comportent une importante composante technologique qui doit être prise en compte dans les programmes d'enseignement. La main-d'œuvre numérique prend en charge les tâches fastidieuses qu'à peu près personne ne veut faire. Mais cela veut aussi dire que les employés devront se retrousser les manches et acquérir de nouvelles compétences comme la programmation et l'utilisation d'outils automatisés. Les employeurs et les établissements d'enseignement doivent revoir la formation requise pour les emplois de premier échelon qui exigeront des compétences plus poussées et s'entendre sur la façon de la présenter. Les organisations doivent aussi prendre conscience que la prochaine génération de travailleurs est beaucoup plus technophile et cela aura forcément une incidence sur la nature des postes au bas de l'échelle.
  • Comment les organisations peuvent-elles établir des parcours de carrière et des plans de relève mieux adaptés? La question ne s'applique pas uniquement aux employés touchés par l'automatisation. Pour obtenir des promotions et s'assurer des perspectives de carrière à long terme, les employés doivent sortir de leur cadre habituel et se familiariser avec de nombreux autres aspects de l'entreprise. Il revient aux entreprises de fournir la formation nécessaire pour aider leurs employés à réussir.

Quelques précautions

Il y a toute une différence entre laisser une machine guider le processus décisionnel et lui laisser avoir le dernier mot. À mesure que les solutions cognitives se perfectionneront, les dirigeants d'entreprises doivent s'assurer de respecter les principes suivants :

  • Instaurer une bonne gouvernance. De nouvelles règles feront leur apparition en vue de déterminer quels processus peuvent être entièrement automatisés et lesquels doivent demeurer sous le commandement des humains. Dans leurs rapports annuels, les chefs des Finances devront tout de même valider l'information produite par les machines et celle fournie par des humains. 
  • Exiger de nouvelles compétences. En plus d'évaluer les qualifications des gestionnaires de processus automatisés, les organismes de réglementation exigeront inévitablement des compétences particulières éprouvées des développeurs logiciels et autres tierces parties qui créent, auditent et gèrent les robots.
  • Faire preuve de transparence auprès de toutes les parties prenantes. La main-d'œuvre numérique créera de nouveaux emplois, mais elle en éliminera aussi. C'est une réalité dont les organisations, et par extension les gouvernements, doivent tenir compte. Les emplois qui autrefois étaient impartis en Inde pourraient plutôt être automatisés en Ontario. Les organisations doivent énoncer clairement les répercussions que ce virage occasionnera et comprendre leurs ramifications.

Qui gagnera la course?

L'automatisation robotisée des processus et les technologies cognitives évoluent beaucoup plus rapidement que prévu. Mais n'est-ce pas la réalité du marché d'aujourd'hui? Les entreprises qui sortiront gagnantes seront les fournisseurs et les organisations utilisatrices finales qui sauront le mieux intégrer les technologies émergentes d'automatisation et qui reconnaîtront le potentiel que recèle la main-d'œuvre numérique : révolutionner nos vies.

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