9 : Quête de rendement et convergence | KPMG | CA

Tendance 9 : La quête de rendement favorise la convergence du marché des investissements

9 : Quête de rendement et convergence

La distinction entre les différents types d’investisseurs devrait s’estomper.

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« Tout le monde semble vouloir sa part d’accords d’investissement ces temps-ci. Les propriétaires d’infrastructures au Canada doivent veiller à prévoir suffisamment de capital pour maintenir l’intérêt des investisseurs dans notre marché. »
- Stephen Prendiville, Associé, Infrastructure, KPMG au Canada

 

L’an dernier, nous soulignions le fait que la course aux actifs « investissables » stimulait la concurrence et compromettait la rentabilité. Et nous avions vu juste en prédisant que cette situation attirerait des investisseurs avertis dans des marchés, des projets et des secteurs présentant un risque plus élevé.

La tendance devrait se poursuivre cette année, mais avec des conséquences plutôt intéressantes. D’abord, les distinctions entre les différents types d’investisseurs s’estompent de plus en plus. Déjà, on peut voir des investisseurs financiers s’entourer d’équipes opérationnelles. Des entreprises de construction et des développeurs créent des volets d’investissement, tandis que des exploitants investissent dans des projets, sous forme de titres d’emprunt et de participation, afin d’assurer leur progression et de rééquilibrer le rapport risque-rendement.

Parallèlement, la quête de rendement modifie les habitudes d’investissement. Plus enclins à prendre des risques, certains négociateurs n’hésitent plus à s’avancer en terrain inconnu et à prospecter de nouveaux marchés et projets. Tout en s’intéressant aux nouveaux projets, les investisseurs des pays développés explorent également les occasions offertes par les friches industrielles et le potentiel des régions encore inexploitées. Et ils sont de plus en plus nombreux à délaisser le modèle de financement traditionnel pour rechercher des occasions d’investir directement dans les actifs liés aux infrastructures.

Par conséquent, les équipes d’investissement se multiplient et sont passées maîtres en matière de sélection et de gestion des placements. Plutôt que de surveiller passivement les risques et les rendements, certaines ont également développé leurs compétences opérationnelles. À l’inverse, les exploitants améliorent leurs connaissances financières, tandis que les développeurs acquièrent un savoir-faire stratégique et financier.

Dans les années à venir, on pourrait assister à un décloisonnement encore plus marqué entre les différents intervenants, sous la poussée de cette quête constante de rendement. Pour certains, la transition se fera en douceur. Pour d’autres, ceux qui tenteront de sauter les étapes, les résultats sont difficiles à prévoir, et ils pourraient être confrontés à des risques dont ils n’ont pas pris toute la mesure.

Perspectives à long terme

Cette tendance continuera d’influer sur la chaîne de valeur des infrastructures, le temps que les acteurs se positionnent et évaluent leurs capacités. Les capitaux joueront toujours un rôle de premier plan, particulièrement dans les marchés et les régions où les occasions sont davantage fragmentées.

Appelés à jouer un rôle fondamental plus actif, les investisseurs ne se concentreront plus uniquement sur les chiffres, mais également sur l’aspect opérationnel des projets et pourraient – ce qui serait souhaitable – adopter une approche plus axée vers le client. À plus long terme, nous croyons toutefois que les cloisons vont se reformer et que les participants au marché vont se concentrer sur un ou deux domaines d’expertise. Par conséquent, une fois la poussière retombée, on peut s’attendre à une redistribution des rôles au sein du marché.

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