8 : Facilités de rehaussement de crédit de base | KPMG | CA

Tendance 8 : Les mécanismes de rehaussement de crédit sont ramenés à l’essentiel

8 : Facilités de rehaussement de crédit de base

On améliore les moyens de rehaussement de crédit pour débloquer les filières de projets.

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« Alors que les gouvernements explorent de nouveaux paradigmes de financement et que les technologies génèrent un nouveau flux de propositions d’investissement dont le profil de risque est fondamentalement différent de ce qu’il était autrefois, l’exigence de rehaussements de crédit plus directs et novateurs est une possibilité. C’est d’ailleurs un principe de base de la nouvelle initiative Banque de l’infrastructure du Canada. »
- Stephen Prendiville, Associé, Infrastructure, KPMG au Canada

 

Les gouvernements et les organisations multilatérales déploient de vaillants efforts pour mettre en œuvre leurs projets en améliorant sans cesse les mécanismes et facilités de rehaussement de crédit.

À première vue, il s’agit d’un progrès substantiel. Rappelons que des milliers de projets sont bloqués en raison de faibles cotes de crédit et des exigences des marchés de financement. Les facilités de rehaussement de crédit pourraient donc inciter les bailleurs de fonds du secteur privé à s’engager dans un plus grand nombre de projets, sachant qu’une partie des risques est couverte.

Malheureusement, beaucoup de ces facilités tardent à se concrétiser. Le retard tient, en partie, à la réticence naturelle des investisseurs du secteur privé à s’engager dans des projets « faibles » nécessitant un rehaussement de crédit. De plus, la faiblesse des institutions et l’absence de débouchés locaux dans les pays en développement font en sorte que le rehaussement de crédit tient rarement ses promesses. Souvent, les marchés ont davantage besoin de soutien pour renforcer leurs capacités et leurs institutions gouvernementales.

Dans les faits, peu de transactions de rehaussement de crédit ont effectivement vu le jour, les gouvernements et les organisations multilatérales s’attachant davantage à peaufiner les conditions des ententes qu’à conclure les transactions. En d’autres termes, les instruments financiers sont devenus si complexes et finement calibrés qu’ils empêchent la réalisation des projets.

Pour l’année à venir cependant, nous avons une prédiction (et un espoir), et c’est que les gouvernements et les organisations multilatérales reconnaîtront qu’en ce qui concerne de nombreux projets d’infrastructures, il n’y a qu’une alternative : trouver un moyen de collaborer avec le secteur privé pour les mener à bien, ou y renoncer définitivement.

Comme nous le faisions remarquer dans notre rapport sur les nouvelles tendances de 2015, les gouvernements devraient s’intéresser plus aux avantages des infrastructures plutôt qu’à la conclusion de l’accord financier comme tel. Il serait important qu’ils reconnaissent la nécessité d’assumer davantage de risques aux premières étapes du programme, sachant qu’une fois la maturité atteinte, ils pourront transférer ces risques aux investisseurs ou vendre le tout. Ils doivent prendre conscience qu’ils ont un rôle à jouer pour établir les marchés, et que les avantages apportés par les nouvelles infrastructures, surtout dans les économies émergentes, dépasseront largement la part additionnelle des risques qu’ils auront pris.

Perspectives à long terme

Les gouvernements et les organisations multilatérales évolueront à des rythmes différents dans leurs efforts pour simplifier leurs instruments financiers et assumer davantage de risques afin d’étoffer la feuille de route et les capacités des marchés. Certains vont continuer de se perdre dans les détails, en tentant d’échafauder le meilleur accord possible, sans jamais passer à l’action. La réussite à ce chapitre exigera une réorientation en matière de culture et de pratiques, mais aussi de structure. Ironiquement, ce sont les marchés les plus développés et les plus liquides qui ont réalisé les plus grands progrès dans ce domaine (ex. : le régime public de garantie instauré par le Royaume-Uni).

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