6 : Tirer parti des infrastructures existantes | KPMG | CA

Tendance 6 : Les organisations apprennent à tirer un meilleur parti des infrastructures existantes

6 : Tirer parti des infrastructures existantes

Les gouvernements du monde entier cherchent à tirer le maximum des actifs existants.

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« Les municipalités canadiennes doivent non seulement se demander comment prolonger la durée de vie des infrastructures, mais aussi comment en augmenter l’efficience. »
- Gary Webster, Leader Nationale, Infrastructure, KPMG au Canada

 

Confrontés à une demande record d’infrastructures, les gouvernements du monde entier cherchent à tirer le maximum des actifs existants. Rien d’étonnant, dans ces circonstances, à ce que les investissements axés sur la gestion de la demande et l’augmentation de la capacité arrivent en tête de liste de leurs priorités.

Une bonne partie des infrastructures existantes – routes, réseaux de transport, réseaux électriques, aéroports, etc. – a été conçue pour faire face à une demande de pointe. Par conséquent, plutôt que de construire de nouvelles installations pour répondre à des pointes encore plus élevées, les gouvernements cherchent des moyens d’aplanir les pics d’utilisation des infrastructures. L’étalement de la journée de travail, la facturation en fonction du moment de la journée, une tarification incitative et des mesures réglementaires font partie des mesures à l’étude. La mise en œuvre tarde cependant.

Parallèlement, les propriétaires d’infrastructures évaluent les possibilités d’augmenter les capacités au moyen d’investissements complémentaires. Les systèmes de signalisation permettant de raccourcir la distance entre les trains et l’amélioration des analyses d’entretien préventif pour prévenir les pannes et réduire le temps d’indisponibilité sont autant d’avenues envisagées. L’objectif : faire plus (et mieux) avec moins.

Fait intéressant, les efforts de nivellement de la demande et d’amélioration des capacités sont largement tributaires de deux autres tendances analysées dans ce rapport. En premier lieu, il y a la rapidité des changements technologiques (tendance no 5), qui modifie le rapport des consommateurs vis-à-vis des infrastructures et, dans certains cas, accélère l’obsolescence des installations. En deuxième lieu, il y a l’évolution des normes sociales et de l’organisation du travail (tendance no 3), qui redéfinit la demande à mesure que plus de gens travaillent à distance et utilisent les infrastructures d’une manière plus conforme à la façon dont ils entendent mener leurs vies.

Dans les pays en voie de développement, le défi demeure le même : se doter des infrastructures essentielles à l’accroissement de la capacité. Dans les marchés à maturité, les propriétaires d’infrastructures auraient avantage à faire des investissements plus modestes pour améliorer le rendement, la capacité, la fiabilité et la prestation des services.

On peut s’attendre aussi à ce que de nombreuses administrations publiques – à commencer par les municipalités – étudient les moyens à leur disposition pour encourager certains comportements propices à une meilleure gestion des pointes de consommation dans divers secteurs. Notons que la France, la Belgique et le Royaume-Uni ont fait l’essai de systèmes d’incitation à l’usage du vélo par les salariés. D’autres projets se préparent sans doute.

À mesure que cette tendance s’affirmera, il sera intéressant d’observer l’interaction entre la macro et la microéconomie, en particulier à l’échelle municipale.

Perspectives à long terme

Les usagers qui disposeront d’information complète et à jour sur le fonctionnement des infrastructures seront plus portés à modifier leurs comportements et leurs habitudes. D’autre part, le perfectionnement des systèmes donnera aux propriétaires plus de latitude pour ajuster la tarification en fonction de la demande et mieux calibrer leur exploitation.

Dans certains cas, la technologie permettra de réaliser des projets à une échelle sensiblement réduite – et plus proche de l’individu –, ce qui aidera à mieux répartir la demande dans les marchés développés et à créer de nouveaux modèles énergétiques dans les pays en développement.

Cependant, tout cela risque de déplaire aux politiciens amoureux de publicité. Améliorer la capacité des infrastructures existantes, cela ne suscite pas autant d’intérêt médiatique qu’une cérémonie de coupure de ruban pour inaugurer un vaste chantier.

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