5 : Technologie = productivité et risque | KPMG | CA

Tendance 5 : La technologie : accélérateur de productivité, mais également du risque d’obsolescence

5 : Technologie = productivité et risque

Planifier, concevoir, bâtir et exploiter les infrastructures : la technologie change tout.

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« La question n’est pas de savoir si cela va se produire (on le constate déjà), mais plutôt avec quelle rapidité les entreprises canadiennes peuvent adopter la technologie voulue pour demeurer concurrentielles. »
- Jameel Ahamed, Directeur, Infrastructure, KPMG au Canada

 

L’an dernier, nous avions prédit que la technologie changerait radicalement la façon de planifier, de concevoir, d’élaborer et d’exploiter les infrastructures, ce qui s’est révélé juste dans de nombreux secteurs. Ainsi, la baisse des coûts de production de l’énergie solaire et l’efficacité accrue des installations de stockage sont déjà en train de modifier la dynamique de la production centralisée.

Il y a toutefois un revers à la médaille : l’évolution rapide de la technologie fait craindre aux investisseurs que les infrastructures ne deviennent technologiquement dépassées avant la fin de leur cycle de vie opérationnel.

Cette année, on devrait assister à une multiplication des technologies et à ce que leurs effets s’intensifient : la découverte et l’application de nouvelles techniques, de nouvelles utilisations de technologies existantes, et une collaboration plus étroite entre les propriétaires ou exploitants d’infrastructures et les consommateurs. C’est sans compter le désir des propriétaires et des exploitants d’optimiser sans cesse le rendement et la valeur de leurs investissements.

Du point de vue macroéconomique (de la société), on peut s’attendre à ce que des technologies entièrement nouvelles gagnent du terrain et soient lancées sur le marché. Les réseaux électriques intelligents sont déjà en place, et les voitures sans conducteur sont prêtes à prendre la route (même si les applications sont loin d’être au point). Même l’Hyperloop (l’une des idées les plus audacieuses en technologie des transports) est sur le point de passer du stade de la recherche à celui de projet pilote. Ces initiatives offrent autant de possibilités qu’elles posent de défis pour ce qui est d’évaluer les besoins futurs en matière d’infrastructures.

Mais c’est du point de vue microéconomique (de l’individu) que l’évolution sera la plus spectaculaire. La valeur des données et des analyses sera mise en évidence, de sorte que l’on pourra améliorer la capacité, la performance et la fiabilité des infrastructures, tout en réduisant les coûts d’exploitation et en transformant le rendement opérationnel. En matière d’infrastructures, la productivité deviendra la norme.

Pour éliminer l’erreur humaine et améliorer le rendement, on aura recours à des outils d’automatisation. De nouvelles applications et interfaces de visualisation verront le jour et permettront aux clients de contrôler leur usage des infrastructures. Par ailleurs, l’arrivée des robots personnels dans notre quotidien aura d’énormes répercussions, notamment dans les secteurs des soins de santé, des soins aux aînés et des services bancaires.

En 2017, les propriétaires et les exploitants d’infrastructures devraient s’appliquer à consolider leur planification technologique, en visant un équilibre optimal entre la recherche d’avantages concurrentiels et le désir de faire fructifier rapidement leurs investissements. On devrait également voir certains États troquer leur statut de suiveurs pour celui de meneurs en matière de technologie, et mettre à profit cet avantage pour améliorer la communication avec les citoyens et la gestion des infrastructures.

L’an dernier, nous invitions les chefs de la direction et les leaders du secteur des infrastructures à penser davantage comme des chefs d’entreprises technologiques. En 2017, ils devront redoubler d’efforts à cet égard. Le fait est que ceux qui manqueront le virage technologique commenceront à perdre du terrain.

Perspectives à long terme

Les propriétaires et les exploitants d’infrastructures deviendront beaucoup plus à l’aise avec les nouvelles technologies, en ce sens qu’ils les comprendront, les évalueront et les adopteront plus facilement (il faut dire qu’ils partent de loin, puisqu’à peine 8 % des sociétés de construction se définissent elles-mêmes comme étant à la fine pointe de la technologie1).

Les planificateurs et les investisseurs, novices dans l’art de prévoir les tendances technologiques, devront redoubler d’efforts pour décoder les comportements et les demandes des consommateurs et citoyens, dans un contexte changeant. Le défi sera particulièrement ardu dans les secteurs de l’énergie et des transports où le rythme de l’évolution technologique semble s’accélérer.

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