4 : Valeurs sociales et environnementales | KPMG | CA

Tendance 4 : Les investisseurs commencent à se soucier des impacts sociaux et environnementaux

4 : Valeurs sociales et environnementales

Les investissements favorisant le progrès social et environnemental priment.

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« Les municipalités canadiennes doivent non seulement se demander comment prolonger la durée de vie des infrastructures, mais aussi comment en augmenter l’efficience. »
- Gary Webster, Leader Nationale, Infrastructure, KPMG au Canada

 

Au cours de la dernière année, les gouvernements ont subi – et exercé – des pressions accrues pour prioriser les investissements favorisant le progrès social et environnemental, autrement dit, pour devenir des leaders plus responsables.

Aujourd’hui, les administrations publiques doivent rendre compte de la valeur sociale et environnementale de leurs investissements et les projecteurs de l’opinion publique sont braqués sur l’inégalité sociale (comme en témoignent les récents résultats électoraux et référendaires).

Les investisseurs institutionnels sont conscients que les préoccupations sociales et environnementales affectent aussi la rentabilité (rappelons-nous les débats autour de l’installation de pipelines aux États-Unis ou d’usines au charbon en Inde). Les bénéficiaires des grandes caisses de retraite s’intéressent de plus en plus aux retombées sociales et environnementales de leurs placements. Certains fonds, comme CalPERS et CalSTRS, ont mis en place des mécanismes pour aider leurs négociateurs à mesurer non seulement le rendement, mais aussi l’impact social et environnemental des placements.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de réaliser un investissement d’impact, où le rendement financier est parfois sacrifié au profit des retombées sociales, mais bien d’évaluer tout l’éventail des avantages qu’un placement peut procurer au-delà du bénéfice purement financier.

Au cours de l’année à venir, nous nous attendons à ce que les investisseurs publics et privés déploient des efforts considérables pour mesurer et communiquer l’impact réel de leurs placements. Les gestionnaires de régimes de même que les bénéficiaires, désormais plus sensibilisés à l’empreinte sociale et environnementale de leurs placements, seront confrontés à des choix difficiles. Et comme chaque projet devra souligner ses retombées sociales et environnementales, la compétition devrait aussi s’intensifier.

À court terme, les investisseurs et les pouvoirs publics doivent se concentrer sur l’élaboration d’une approche homogène efficace pour mesurer l’impact social et environnemental et communiquer l’information pertinente, une démarche qui s’amorce à peine.

Perspectives à long terme

À moyen terme, une certaine confusion est à prévoir, le temps que les intervenants et les marchés mettent à l’épreuve différentes approches pour créer une série de mesures claires, exhaustives et concrètes. Mais dès que les investisseurs institutionnels et les autorités commenceront à rendre compte des retombées sociales et environnementales, selon des mesures généralement reconnues, les exigences en ce sens augmenteront. Et à mesure que les évaluations et les rapports se feront plus précis, on s’attend à ce que les investisseurs adoptent une philosophie de placement reposant sur le « triple résultat net ».

Les récessions et les marchés baissiers pourraient venir brouiller les cartes, obligeant les États à privilégier les investissements qui stimulent la croissance économique et exerçant de fortes pressions sur les investisseurs institutionnels tenus de s’acquitter de leur obligation fiduciaire de procurer un revenu de retraite à leurs bénéficiaires.

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