3 : Comportement des consommateurs | KPMG | CA

Tendance 3 : Comprendre le comportement des consommateurs pour mieux planifier et gérer les infrastructures

3 : Comportement des consommateurs

Les rapports des consommateurs se transforment et les planificateurs sont déroutés.

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« Les décisions judicieuses touchant l’infrastructure à long terme au Canada exigent une connaissance des tendances technologiques qui auront un impact sur notre société dans l’avenir. »
- Stephen Prendiville, Associé, Infrastructure, KPMG au Canada

 

Les paramètres qui sous-tendent la planification des infrastructures ont évolué depuis 50 ans. Auparavant, on pouvait présumer qu’une population plus nombreuse aurait besoin de plus de routes, d’un meilleur réseau de transport et de plus grosses centrales électriques. Ces solutions macroéconomiques étaient adéquates dans un contexte technologique et comportemental spécifique, caractérisé par l’expansion des banlieues et l’utilisation accrue de l’automobile.

Au cours de la dernière décennie, les technologies et les comportements ont fortement évolué. En fait, la transformation radicale du rapport des consommateurs à l’égard des infrastructures a de quoi dérouter les planificateurs.

Prenons l’exemple des milléniaux des pays développés et du rapport qu’ils entretiennent avec les infrastructures de transport. Pour eux, la voiture individuelle n’est pas une nécessité. Ils préfèrent les solutions de partage. Ils se déplacent en milieu urbain à l’aide d’applications de navigation et d’information routière en temps réel. Leurs décisions en matière de transport sont déterminées autant par l’impact environnemental que par le coût et l’aspect pratique.

Dans les économies en développement, toutefois, cette tendance a souvent des échos différents. En Asie, la montée et l’enrichissement de la classe moyenne ont fait exploser la demande de voyages aériens. En Afrique, le développement de l’énergie solaire a réduit le besoin d’investir dans les réseaux électriques. À l’échelle de la planète, les administrations s’interrogent sur les effets qu’exercera cette multitude de nouvelles technologies – ressources renouvelables, stockage d’énergie, voitures sans conducteur, etc. – sur l’évolution de la demande infrastructurelle.

Les administrations municipales sont aussi conscientes qu’elles ne sauraient ignorer les technologies de rupture – chaîne de blocs, bitcoin, économie de partage, données ouvertes et véhicules autonomes – sachant que ces leviers de croissance, et particulièrement les jeunes créateurs de richesse, rivaliseront avec les autres organisations pour obtenir leur part de la croissance future de l’emploi.

Dans l’année qui vient, nous nous attendons à ce que les gouvernements envisagent la planification et le développement des infrastructures et façonnent leurs programmes selon une approche « ascendante » fondée sur une compréhension approfondie des besoins changeants tant des utilisateurs actuels que des générations futures. Certains pourraient s’inspirer du programme Mistral-ITRC du Royaume-Uni, une initiative de pointe visant à concevoir un « système de systèmes » pour prévoir les besoins en matière d’infrastructures.

D’autres pourraient profiter de ces changements pour résoudre certains problèmes d’infrastructures majeurs. Pourquoi, par exemple, ne pas offrir aux milléniaux – qui réclament des transports plus écologiques et plus économiques – des incitatifs pour qu’ils se rendent au travail en vélo? Un programme de ce genre mis en place à Copenhague a connu un vif succès. Par ailleurs, en Afrique, l’amélioration de l’accès aux sources d’énergie solaire permettrait non seulement d’électrifier les zones rurales, mais également de stimuler la croissance économique et de contribuer à l’émergence d’une nouvelle classe de consommateurs.

Essentiellement, cette année marquera un virage dans la façon dont les consommateurs utilisent les infrastructures. Cela risque de compliquer encore davantage la tâche des planificateurs.

Perspectives à long terme

Même si cette tendance risque de causer bien des soucis aux gouvernements au cours de la prochaine décennie, nous croyons que les changements dans les préférences des consommateurs et l’évolution démographique contribueront à rééquilibrer l’offre et la demande. Toutefois, les décisions individuelles des consommateurs finiront par avoir un effet sur les programmes d’infrastructures à grande échelle et créeront de nouveaux besoins. D’ici dix ans, on pourrait même voir certaines villes interdire complètement les véhicules à essence dans leur périmètre.

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