10 : La mondialisation des infrastructures | KPMG | CA

Tendance 10 : La mondialisation des infrastructures : une tendance qui se confirme

10 : La mondialisation des infrastructures

Tout indique que l’« offre » d’infrastructure se mondialise rapidement.

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En même temps que la montée du consumérisme (tendance no 3) et des programmes à saveur populiste (tendance no 2) fait en sorte que les populations sont fermement ancrées du côté de la « demande » d’infrastructures, tout indique que l’« offre », elle, se mondialise rapidement.

Dans notre rapport Emerging Trends 2015, nous soulignions que les acteurs du marché des infrastructures, soit les investisseurs, les développeurs et – de plus en plus – les exploitants, commençaient à déborder leurs frontières nationales pour se déployer à l’échelle mondiale. Cette tendance, qui s’est confirmée au cours des deux dernières années, tient au fait que les participants des économies émergentes ont pris rapidement de la maturité, favorisant l’apparition d’une nouvelle cohorte d’exploitants avides de conquérir de nouveaux marchés. Si certains cherchent simplement à diversifier leurs activités, d’autres ont été encouragés, soutenus, voire subventionnés par le biais des stratégies d’expansion à l’étranger des gouvernements qui se servent parfois du programme d’infrastructures comme levier politique.

La Chine en est un bon exemple. Le pays a une immense réserve de projets, et les exploitants et investisseurs locaux acquièrent rapidement une solide expérience. Le gouvernement continue d’encourager la concurrence entre les entreprises d’État et le secteur privé par la voie d’appels d’offres ouverts, ce qui modifie le contexte de la concurrence mondiale. À cet égard, le projet One Belt, One Road est une déclaration d’intention sans équivoque.

On observe en même temps une mondialisation relative des modèles et des approches à mesure que les gouvernements apprennent les uns des autres et partagent leurs pratiques exemplaires dans tous les domaines, de la planification et de la hiérarchisation des projets à la structuration des ententes et à l’approvisionnement. Une telle orientation favorise, en retour, la normalisation et l’amélioration des principales capacités des participants internationaux.

Nous pensons que cette tendance va se poursuivre et même s’accélérer en 2017. Il faudra toutefois composer avec les forces d’opposition que constituent la montée du protectionnisme et du nationalisme (tendance no 2), l’évolution des préférences sociales (tendance no 3), l’importance accrue accordée à la localisation, l’effet perturbateur de certaines négociations commerciales et d’autres incertitudes susceptibles de tempérer l’enthousiasme pour la mondialisation. Dans tous les cas, même si le chemin pour y parvenir reste à préciser, la tendance est très claire.

Perspectives à long terme

Le règne de l’Occident dans le domaine des infrastructures s’est achevé avec le déplacement du centre de gravité vers l’Orient, sur le plan tant des investissements que du courant de pensée. Cependant, l’épreuve décisive de la mondialisation sera de voir si elle permet de réduire les coûts, d’améliorer l’accessibilité et d’accroître la valeur des infrastructures partout dans le monde en intensifiant la concurrence et stimulant l’innovation.

Nous espérons qu’en dernier ressort, l’option privilégiée par les États et leurs populations sera celle d’un marché plus ouvert et mondialisé.

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