Webémission DealCast 4 | KPMG | CA

Tirer parti des transactions dans un marché instable

Webémission DealCast 4

Diffusé à l’origine : 22 novembre 2016

Président, Financement corporatif KPMG inc.

KPMG au Canada

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Résumé

La période de volatilité accrue que connaît le Canada affecte les entreprises, leur évaluation de même que leurs perspectives. La faiblesse prolongée des prix du pétrole à l’échelle mondiale a réduit la viabilité financière des entreprises qui exercent leurs activités à même le secteur pétrolier du pays, mais aussi des entreprises en aval comme celles du secteur des services ou de l’industrie lourde.

Les acheteurs, pour leur part, ont été avantagés par le faible coût du capital et la surévaluation sporadique du cours des actions comparativement aux cibles potentielles.

Cette conjoncture fait en sorte qu’un nombre croissant de sociétés ont entrepris des procédures de restructuration ou envisagent de le faire. D’autres, dont la solidité financière est plus sûre, tentent d’acquérir des actifs à prix dérisoires.

Restructuration

Dans le passé, la décision de déclarer faillite ou de procéder à une restructuration portait la marque de l’échec. Les dirigeants non performants s’en remettaient aux tribunaux pour protéger le peu d’actifs qu’il leur restait.

Dans les faits, la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies et d’autres procédures semblables donnent aujourd’hui aux entités qui recourent à la restructuration la possibilité de poursuivre leurs activités ou, à tout le moins, de maximiser la vente de leurs actifs.

Pour les acheteurs potentiels, ces mêmes procédures constituent une démarche officielle pour évaluer la valeur de l’entreprise et offrent la possibilité de faire une offre sur les actifs de celle-ci.

Une fois le décompte juridique commencé, toutefois, les acheteurs risquent de rencontrer des embûches. C’est que la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies et d’autres lois éliminent nombre d’obstacles juridiques auxquels se bute habituellement une entreprise dans un processus de vente aux enchères.

Lorsque des dirigeants envisagent une restructuration opérationnelle ou financière, c’est que l’entreprise est en difficulté. Et ce sont généralement des changements extérieurs, comme de nouveaux concurrents ou des événements malencontreux, telle une crise de liquidité, qui les poussent à adopter une solution aussi radicale.

En général, ces dirigeants ont perdu la confiance des créanciers quant à leur capacité de gérer les circonstances défavorables. Puis les banquiers et autres prêteurs commencent à demander des changements majeurs à l’équipe de direction afin de protéger les actifs qui peuvent être vendus.

Les entreprises en difficulté disposent de deux principales protections juridiques : la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies et l’avis d’intention au titre de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Dans bien des cas, les restructurations d’envergure relèvent de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies parce que celle-ci offre une certaine souplesse au débiteur et une protection à court terme au créancier.

Dans ce cas, les mesures à prendre peuvent consister à :

  1. vendre des actifs pour générer un flux de trésorerie;
  2. former des alliances stratégiques pour améliorer l’efficience de l’entreprise;
  3. fusionner avec une autre entreprise pour accroître sa part de marché ou diversifier ses sources de revenus.

L’argent est roi

Par-dessus tout, l’entreprise qui opte pour la restructuration doit avoir beaucoup d’argent; plus elle en a, plus nombreuses seront les options à sa disposition au moment de négocier avec les créanciers et autres titulaires de droits. L’essentiel est donc de mettre en œuvre des stratégies visant à maximiser la trésorerie, sans vendre les actifs au détriment de l’entreprise.

Il s’agit sans contredit d’une situation où l’intervention de conseillers – des professionnels qui ont de l’expérience auprès d’entreprises en difficulté et d’acheteurs opportunistes – est souhaitable pour assurer la satisfaction des parties, dans une certaine mesure à tout le moins.

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