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Réaliser la valeur de la version élargie du rapport de l’auditeur

Valeur de la version élargie du rapport de l’auditeur

Les comités d’audit devraient commencer dès maintenant à se préparer.

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Réaliser la valeur du rapport de l’auditeur élargi

La version élargie du rapport de l’auditeur, qui améliorera la transparence de l’audit en s’écartant de la nature binaire (avec ou sans réserve) des rapports de l’auditeur et qui contiendra plus de suggestions concernant les éléments clés de l’audit, est à l’ordre du jour au Canada depuis un certain temps. Bien que l’intention ait toujours été d'adopter éventuellement une version canadienne des nouvelles Normes internationales d’audit (ISA) du Conseil des normes internationales d’audit et d’assurance (IAASB), une vaste majorité d’organisations canadiennes étaient d’avis qu’il était préférable d’attendre la réponse des États-Unis avant d’entreprendre quoi que ce soit, ce qui donnerait également la chance aux parties prenantes canadiennes de se prononcer sur les défis de mise en œuvre potentiels.

Le temps d’attente et d’analyse est terminé. En mai, les États-Unis ont publié un deuxième exposé-sondage sur la version élargie du rapport de l’auditeur qui contenait des propositions très étroitement harmonisées aux normes internationales. Les parties prenantes se sont prononcées et les États-Unis ont clarifié leur approche; il est donc temps pour le Canada de décider comment procéder, et pour les comités d’audit de commencer à se préparer en vue de la transition.

Établir un échéancier réaliste

Bien que les États-Unis aient été de l’avant avec leur deuxième exposé-sondage, aucune échéance n’a été établie pour l’adoption, ce qui rend d’autant plus importante la question de savoir quand le Canada devrait procéder à l’adoption. Selon un possible scénario, le Canada pourrait établir une date d’adoption au 31 décembre 2018, tant pour les sociétés cotées à la TSX que pour celles qui ne le sont pas, et l’adoption anticipée pourrait être permise. Ce calendrier nous permettra de voir si les États-Unis établissent effectivement une date d’adoption spécifique, et d’en faire de même dans la mesure du possible. Des résultats plus avantageux pourraient en découler pour le Canada compte tenu du nombre de sociétés ouvertes canadiennes cotées sur des bourses du Canada et des États-Unis.

De quelle façon les comités d’audit peuvent-ils se préparer?

Le fait que l’adoption puisse être reportée ne signifie pas que les comités d’audit devraient attendre pour commencer à mieux comprendre les nouvelles normes et leur l’incidence sur la société et sur la forme future que prendront leurs propres rapports. Avant l’adoption, ils devraient examiner les rapports d’audit ou les rapports sur les constatations découlant de l’audit, dans leur forme actuelle, et se demander à quoi ressembleront leurs rapports de comité d’audit en vertu des normes imminentes.

 

En fait, la suggestion qui est revenue le plus fréquemment dans les réponses des parties prenantes au Conseil des normes d’audit et de certification (« CNAC ») indiquait que les comités d’audit pourraient publier leurs rapports parallèlement aux rapports de l’auditeur, ou même avant. Ce modèle, qui a été mis en œuvre de façon réussie au Royaume-Uni, aide non seulement à améliorer la fiabilité du rapport, mais également à s'assurer que les auditeurs ne soient pas les premiers ou les seuls à faire rapport sur les éléments clés de l’audit et les questions connexes. Par exemple, la direction, les comités d’audit et les auditeurs assumeraient tous un certain degré de responsabilité à l’égard d’un rapport sur les risques liés au contrôle interne.

 

Pour se préparer à leurs propres responsabilités en matière de rapport, les comités d’audit devraient tout mettre en œuvre pour avoir un aperçu de ce à quoi ressembleront les rapports sur les constatations découlant de l’audit préparés en vertu des nouvelles normes. Ils devraient être en mesure d’avoir facilement accès à de tels échantillons, si possible issus d’une vaste sélection d’échantillons internationaux, par l’entremise de leur fournisseur de service d’audit. Certes, d’ici à ce que l’adoption soit réellement à nos portes, de nombreux échantillons seront disponibles. Déjà, des rapports nous proviennent d’Europe, et une vague de publications devraient être accessibles d’ici la fin de l’année.

 

Réaliser la valeur de la version élargie du rapport de l’auditeur

Alors que l’adoption anticipée, qui n’est pas permise au Canada, nous permet d’abord et avant tout d’observer ce que font les États-Unis et d’agir en conséquence, un autre élément entre en jeu : les auditeurs ont aussi besoin de temps pour se préparer à cette transition de taille. Il faudra du temps pour déterminer à quoi ressembleront les futurs rapports d’audit et la manière optimale de les présenter. Aucun auditeur ne veut produire un rapport générique, ce qui constituait au départ la principale motivation à l’instauration de la version élargie du rapport de l’auditeur. Pour parler en toute perspicacité des questions de premier plan pour la société, les membres de la communauté de l’audit doivent comprendre la meilleure façon d’aborder les nouvelles normes et de les appliquer.

Les comités d’audit qui commencent dès maintenant à se renseigner n’auront aucune surprise lorsque l’adoption se concrétisera et qu’ils se pencheront sur les rapports présentés dans le nouveau format. Leur prévoyance permettra non seulement d’accélérer leur propre processus d’examen, mais également de faire en sorte que le but de la version élargie du rapport de l’auditeur, à savoir, aider les sociétés, les investisseurs, le public et toutes les autres parties prenantes à mieux comprendre le processus d’audit et à en bénéficier davantage, en vienne à sa pleine réalisation.

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