Données et technologies | KPMG | CA

Rapport Evolving Banking Regulation: Data and technology – the regulatory and business challenges

Données et technologies

Dans ce troisième volet de la publication, les auteurs se penchent sur les exigences relatives aux données et à la présentation de l’information, ainsi que sur les cyberrisques. Ils abordent les difficultés des banques dans ces domaines, les attentes des clients, des consommateurs et des investisseurs, et les exigences des organismes de réglementation. Plus particulièrement, ils expliquent pourquoi des données fiables et des technologies efficaces doivent être au coeur de la stratégie de toute banque qui veut assurer sa rentabilité.

Contacter

Contenu connexe

Rapport Evolving Banking Regulation: Data and technology - the regulatory and business challenges

Réglementation

Pour les banques, l’obligation d’information est un fardeau qui s’est alourdi considérablement depuis quelques années, et il n’est pas près de s’alléger. Le resserrement des exigences réglementaires et de la surveillance est à l’origine de l’appétit quasi insatiable des autorités de réglementation pour des données. Ces données leur seraient utiles pour s’assurer du respect des exigences réglementaires; permettre la simulation de crise; répondre aux demandes ponctuelles d’information; faciliter la planification de la reprise et du règlement; en savoir plus sur les circuits financiers autres que bancaires; et accéder aux données de tout le système pour les besoins d’une politique macroprudentielle.

Par ailleurs, les organismes de réglementation exigent de plus en plus une divulgation publique de l’information afin de faciliter les comparaisons, de resserrer les mesures disciplinaires, de favoriser les échanges commerciaux et de simplifier l’établissement des prix. Ils s’intéressent aussi à l’agrégation des données sur le risque, à la communication d’information au sein des banques et aux autres sources de données en vue de revoir leurs approches relatives au risque de crédit et de marché pour qu’elles se fondent davantage sur les risques et moins sur les évaluations d’agences de notation externes.

Enfin, les différents projets réglementaires sur la connaissance du client, les sanctions, la fiscalité, la protection des données et le traitement des clients de services bancaires de détail et de gros auront tous des répercussions importantes sur les données et la technologie. Entre-temps, les risques associés à la délocalisation, la cybersécurité et la résilience sont sous la loupe, ce qui mènera assurément à un encadrement plus serré des données et de la technologie en temps et lieu. Cette intervention des organismes de réglementation soulève des questions fondamentales sur les données et la technologie que devraient utiliser les hauts dirigeants des banques pour mener à bien leurs activités. Le problème, d’une part, est de savoir si les banques possèdent les systèmes et l’architecture de données nécessaires pour se conformer aux exigences réglementaires. D’autre part, il y a l’écart qui se creuse entre les modèles internes qu’utilisent de nombreuses banques pour planifier le financement, établir les prix et gérer les risques, et les nouveaux points de vue des autorités de réglementation sur la façon dont les banques devraient être dirigées, y compris certaines restrictions qu’elles souhaitent imposer sur le recours à des modèles internes pour calculer les facteurs de pondération du risque.

Données

Avec des données et des techniques d’analyse de données fiables, on peut répondre aux besoins des clients, dégager un potentiel commercial inexploité et favoriser une saine gouvernance des risques. De nombreuses banques pourraient – et devraient – améliorer l’expérience client en se servant des données qu’elles recueillent pour concevoir leurs produits et services, pour cerner les besoins de leur clientèle et mieux y répondre. Tout cela pose cependant une autre question liée à la réglementation : la crainte de vente abusive et le souci de préserver la confidentialité des données et la cybersécurité pousseront-ils les autorités à limiter la capacité des banques à collecter, à conserver et à analyser les mégadonnées sur leurs clients?

N’oublions pas qu’il y a une valeur commerciale à dégager des données et de l’analyse de données. Ainsi les banques doivent mieux comprendre le rendement relatif de leurs activités sur le plan de la viabilité et de la capacité de résolution, et, de là, élaborer de nouvelles stratégies et de nouveaux modèles d’affaires. Mais les données sont aussi essentielles à la gestion efficace des risques. En effet, impossible pour les banques d’identifier les risques et d’en faire le suivi sans données fiables pouvant servir à communiquer de l’information de gestion utile aux échelons supérieurs.

Pour pouvoir utiliser les données à toutes ces fins, il faut les collecter rigoureusement et rapidement, adopter des processus régissant leur utilisation et définir clairement à qui reviennent la gestion et la responsabilité des données et des processus connexes.

Technologies

Des technologies efficientes : voilà la clé pour répondre à la demande des consommateurs, qui veulent l’accès à des produits et services par voies numériques, mais aussi pour réduire les coûts, maintenir et améliorer la résilience opérationnelle, et permettre la saine gestion des données et des risques. La clientèle bancaire s’attend de plus en plus à un service numérique équivalent à ce qui se fait de mieux dans d’autres domaines. Les banques qui se dotent de la technologie adéquate pour satisfaire ces attentes s’assurent un net avantage concurrentiel.

Les technologies contribuent aussi à réduire les coûts ou, à tout le moins, à éviter ceux qui découlent d’une faible résilience opérationnelle. Face aux pressions commerciales et réglementaires, la priorité d’une banque doit être sa résilience générale, en ce qui concerne la prestation de services financiers essentiels. Pensons, par exemple, à des systèmes de dépôt et de paiement de détail, et à des systèmes de règlement. Les banques qui ont plusieurs systèmes informatiques disparates, particulièrement s’ils sont impartis, risquent de perdre beaucoup de terrain et d’avoir du mal à assurer leur viabilité.

Ces banques doivent développer une vision stratégique et une feuille de route, et déterminer comment la technologie contribuera à améliorer le service à la clientèle et la gestion des risques. Comment cette technologie – combinée à des activités commerciales et à des structures juridique et organisationnelle plus simples – peut entraîner des réductions de coût. Enfin, comment un cadre de gouvernance et une stratégie en TI régissant des normes élevées de prestation de service, l’infrastructure de TI, la poursuite des opérations et la cybersécurité peuvent favoriser la résilience opérationnelle. Pour apporter les changements qui s’imposent, les banques doivent combler tout manque de leadership, de savoir-faire et de confiance. À terme, le prix de l’inaction dépassera ce qu’il en coûte d’investir dans l’avenir, même pendant une période soutenue de faibles rendements.

Communiquez avec nous

 

Appel d’offres

 

Soumettre