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Informer les comités d’audit sur la surveillance de l’auditeur

Informer les CA sur la surveillance de l’auditeur

Les nouvelles indications d’évaluation de l’auditeur suscitent de nouveaux éléments d’apprentissage chez les comités d’audit.

Associée directrice canadienne, Audit

KPMG au Canada

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Informer les comités d’audit sur la surveillance de l’auditeur

En 2013, les Comptables professionnels agréés du Canada (« CPA Canada ») et le Conseil canadien sur la reddition de comptes (« CCRC ») ont entrepris l’initiative « Amélioration de la qualité de l’audit ». En 2014, afin de mettre à profit les constatations et les conclusions découlant de ce projet, CPA Canada, le CCRC et l’Institut des administrateurs de sociétés (« IAS ») ont poursuivi dans la même veine avec l’élaboration d’indications détaillées ayant pour but d’aider les comités d’audit à évaluer efficacement la performance de l’auditeur externe. Ces indications, qui ont pour objectif ultime d’améliorer la qualité de l’audit, comprennent à la fois des évaluations annuelles et des évaluations complètes : ces dernières comprennent également une autoévaluation de l’auditeur dans le processus, ce qui est recommandé au moins tous les cinq ans.

Au printemps de 2015, KPMG a interviewé des présidents de comités d’audit de partout au pays pour savoir s’ils avaient mis en œuvre les nouvelles indications volontaires sur la surveillance de l’auditeur externe au cours de la première année de leur instauration, et comment ils s’y étaient pris, le cas échéant. Ce processus a permis non seulement de dégager des points de vue et des avis utiles de la part des répondants, mais aussi de faire ressortir bon nombre d’éléments d’apprentissage compte tenu de la tendance générale des réponses.

L’évaluation de l’auditeur a amélioré la compréhension du comité d’audit et la transparence du processus d’audit

De toute évidence, les comités d’audit ont cru pouvoir tirer de la valeur de ce processus, puisque tous les répondants sauf un avaient effectué une évaluation annuelle fondée sur les indications (le cas d’exception les avait mises en œuvre de façon non officielle), et prévoyaient de procéder à l’évaluation complète dans les trois à cinq années à venir. De façon globale, les comités d’audit ont tenté d’évaluer la qualité réelle de l’audit lui-même, plutôt que la qualité du service fourni par l’auditeur. Le niveau d’esprit critique dont fait preuve l’auditeur est l’un des aspects clés de la qualité de l’audit qui ont été pris en compte et mis en relief dans les indications.

Pour tester le niveau d’esprit critique, certains comités d’audit ont questionné les auditeurs à propos de leur relation avec la direction et des questions qu’ils lui posaient dans le cadre de l’audit, en vue de déterminer, par exemple, à quel point les auditeurs remettaient en question les réponses. Le comité d’audit a ensuite posé les mêmes questions à la direction pour corroborer les réponses des auditeurs. Le comité d’audit a jugé cette méthode utile pour déterminer si le niveau d’esprit critique adéquat avait été appliqué dans le processus d’audit.

Tous les comités d’audit ont affirmé que les auditeurs leur avaient fourni les informations appropriées sur les inspections du CCRC et du Public Company Accounting Oversight Board(« PCAOB ») et, dans bien des cas, des informations trop détaillées pour que tous les membres du comité les comprennent pleinement, ce qui a incité les comités d’audit à suggérer aux auditeurs de trouver d’autres moyens de présenter ce genre d’informations.

Fait intéressant, les répondants étaient d’avis que l’incidence la plus marquée des évaluations ne serait pas l’amélioration de la qualité réelle de l’audit (laquelle, selon eux, était plutôt tributaire des compétences de l’auditeur et de la direction ainsi que des processus internes qu’ils avaient mis en place), mais plutôt l’amélioration de la perception du comité d’audit à l’égard du processus d’audit et sa compréhension de ce qui constitue réellement la qualité de l’audit. Généralement, bien que les comités d’audit considèrent l’évaluation comme une responsabilité supplémentaire, ils croient aussi que l’expérience s’est révélée positive, quoique assez prenante.

« Il peut être difficile pour les membres de comités d’audit de saisir entièrement la différence entre la qualité de l’audit et la qualité du service s’ils n’ont jamais travaillé comme auditeurs. Le processus d’évaluation a fait beaucoup de chemin pour remédier à cette difficulté. »

- Président d’un comité d’audit

Leçons apprises – clés d’une évaluation efficace de l’auditeur externe

Dans leurs réponses, les répondants ont proposé plusieurs facteurs pouvant favoriser l’exécution d’évaluations plus constructives et plus rigoureuses :

Comités d’audit

  • reconnaître que les gabarits d’évaluation compris dans les indications devraient être adaptés à la société et aux circonstances qui lui sont propres; 
  • entreprendre l’évaluation annuelle le plus tôt possible pour établir la base d’informations la plus large possible, et pour étaler le travail dans le temps; 
  • lors de l’évaluation complète, rencontrer l’associé directeur canadien de l’auditeur pour déterminer quels membres du personnel en audit devraient faire partie de l’évaluation; 
  • il peut être plus efficace que la direction recueille et résume les informations requises pour que le comité d’audit tire ses propres conclusions; 
  • dans pratiquement tous les cas, les honoraires ne faisaient pas partie du processus d’évaluation.

Auditeurs

  • s’assurer que les résultats de l’évaluation sont reflétés dans les documents de planification du prochain exercice;
  • avant de terminer l’autoévaluation, tenir une discussion avec le président du comité d’audit pour comprendre son point de vue sur la qualité de l’audit;
  • effectuer une autoévaluation réaliste, de sorte que le comité d’audit puisse percevoir la valeur du processus;
  • transposer les constatations d’ordre réglementaire en discussions plus générales que les non-auditeurs pourront comprendre.

Adhérer à un processus en évolution

Bien que le processus d’évaluation ne soit pas obligatoire, les grandes organisations qui s’abstiennent de le mettre en œuvre seront presque assurément vues d’un mauvais œil par les autorités de réglementation. En conséquence, et compte tenu des résultats positifs potentiels, les comités d’audit qui n’ont pas effectué d’évaluation annuelle de l’auditeur devraient envisager de le faire et devraient avoir commencé à planifier une évaluation complète. Les répondants issus de comités d’audit comprenaient généralement que l’évaluation est un processus en évolution qui devrait s’améliorer à mesure que les membres de comités d’audit se familiariseront avec la qualité de l’audit, et qui devrait dorénavant rehausser la reddition de comptes, la transparence et la qualité de l’audit.

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