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Le monde à l'envers : les entreprises technologiques « victimes » des technologies de rupture ! (étude KPMG)

les entreprises technologiques « victimes »

Les entreprises non technologiques vont-elles sonner le glas des entreprises technologiques ?

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Seule une entreprise technologique sur trois se considère tout à fait prête (« very prepared ») à affronter les technologies de rupture. Les entreprises qui ont jadis mis le monde à l'envers craignent maintenant d'être à leur tour mises à l'écart, bizarrement, par les entreprises non technologiques. C'est ce qui ressort d'une étude internationale menée par KPMG auprès de 580 cadres d'entreprises technologiques réparties dans 16 pays.

Constatations les plus importantes de l'étude de KPMG :

  1. 78% des entreprises technologiques se sentent menacées par les entreprises non technologiques.
  2. 38% des entreprises technologiques ne réagissent souvent pas assez rapidement pour implémenter à leur tour de nouvelles technologies de rupture.
  3. Les entreprises technologiques doivent investir simultanément dans de nombreuses nouvelles technologies (voir en bas de ce communiqué pour un « Top 13 »)

Les entreprises technologiques se sentent menacées par les entreprises non technologiques

Les entreprises technologiques qui, il y a encore quelques années, étaient elles-mêmes à l'origine de ruptures, ne voient pas l'avenir sereinement. Elles craignent surtout la concurrence des entreprises non technologiques (78%) et remarquent trop tard les nouvelles tendances (38%). 61% des entreprises qui ont déjà subi l'impact négatif de technologies de rupture confirment qu'elles font face à de nouveaux concurrents venant d'autres secteurs.

« L'informatique constitue de plus en plus le core business de pratiquement tous les types d'entreprises – qu'il s'agisse de détaillants, du secteur des soins de santé ou de fabricants de voitures – et c'est la raison pour laquelle les entreprises technologiques sont "perturbées" par à peu près tout le monde, » explique Yann Dekeyser, associé chez KPMG en Belgique.

Les entreprises technologiques ne réagissent souvent pas assez rapidement pour implémenter à leur tour de nouvelles technologies de rupture

Au lieu de suivre le modèle classique qui consiste à rapidement mettre sur le marché de nouveaux produits ou services, il importe de plus en plus d'être capable de rapidement tirer profit d'une implémentation rapide de technologies de rupture. Ceci peut d'ailleurs aider les entreprises non seulement à optimaliser leur organisation mais également à soutenir la productivité et la qualité tout en maintenant des coûts limités.

« Celui qui n'est pas assez rapide dans l'implémentation de technologies de rupture, est condamné, » poursuit Yann Dekeyser. « Un exemple dans le secteur automobile montre qu'il est tout à fait possible reprendre le dessus. Les systèmes de partage de voiture basés sur les nouvelles technologies (Cambio, BlaBlaCar,...) tendent à faire diminuer le nombre de voitures dans les rues mais ces initiatives n'ont même pas le temps d'être appliquées à grande échelle qu'elles sont déjà concurrencées par les fabricants de voitures eux-mêmes – par exemple, BMW Drive Now, une application smartphone de partage de voitures dans Bruxelles. »

Les entreprises technologiques doivent aujourd'hui investir simultanément dans de nombreuses nouvelles technologies (IoT, D&A, Cloud, plates-formes marketing, mobile, etc.)

56% des personnes interrogées qui croient en un impact positif des technologies de rupture, les utilisent effectivement afin de transformer leur business model. Pour ces personnes, il est également question d'une augmentation de la qualité, de la productivité et d'une diminution des coûts. Mais pour ce faire, elles doivent faire des choix difficiles hors de nombreuses possibilités. L'étude montre que la plupart des entreprises interrogées implémentent déjà plusieurs nouvelles technologies en même temps.

« Les nouvelles technologies de rupture apparaissent un peu partout et il est très difficile de faire les bons investissements, » explique Yann Dekeyser. « Mais il est important de garder un œil sur tous ces choix. Les entreprises peuvent ainsi faire une analyse constante du marché, évaluer les avantages éventuels de telle ou telle nouvelle technologie, faire un test pilote avant de l'implémenter officiellement si le test est positif. »

Top 13 des investissements dans les nouvelles technologies

  1. D&A (61%) 
  2. IoT (61%)
  3. Cloud (60%)
  4. Plates-formes marketing (59%)
  5. Mobile (58%)
  6. Trafic de paiement digital (54%) 
  7. Plates-formes commerciales sur mesure (54%)
  8. Intelligence artificielle (53%)
  9. Dispositifs portables (51%)
  10. Médias sociaux (51%)
  11. Réalité virtuelles/augmentée (48%)
  12. Robotique (47%)
  13. Impression 3D (45%)

À propos de l'étude "Disruptive technologies barometer. The disruptors are disrupted »

Le rapport est basé sur l'étude internationale pour KPMG menée par Forrester Consulting qui a interrogé 580 cadres supérieurs d'entreprises technologiques provenant de 16 pays différents. Il s'agit de fabricants de matériel informatique, de développeurs de logiciels, de distributeurs de matériel technologique, de fabricants de semi-conducteurs, d'entreprises de l'internet, d'entreprises technologiques dans le domaine des médias sociaux et d'autres entreprises du même type.

Les entreprises sont implantées dans les pays suivants : Australie, Brésil, Canada, Chine, France, Allemagne, Inde, Israël, Japon, Portugal, Corée du Sud, Afrique du Sud, Espagne, Taiwan, Royaume-Uni et États-Unis.

Cette enquête fait partie d'une plus large étude sur les technologies, les médias et les télécommunications dans laquelle sont impliqués 1740 cadres (580 de chaque secteur). Les résultats pour les secteurs des médias et des télécommunications seront publiés en décembre 2016. Vous trouverez de plus amples informations ainsi que le rapport complet à l'adresse suivante : www.kpmg.com/TMTbarometer.


Bruxelles, le 6 décembre 2016

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